élus écologistes de Rezé

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lundi 6 février 2017

Conseil Municipal du 3 février 2017 : Débat d'Orientation Budgétaire / Intervention de Julien Bouron

Conseil Municipal du 3 février 2017

Débat d'Orientation Budgétaire

Intervention de Julien Bouron
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M. le Maire, chers Collègues,


Nous avons des défis à relever : nous n’en citerons que deux, la défense du « vivre ensemble » avec son cortège d’actions de solidarité, et la transition écologique. Au titre de la collectivité, nous avons le devoir de répondre à ces deux défis, mais nous devons y répondre conjointement.

La Ville œuvre déjà dans ces deux domaines, mais nous profitons de ce débat pour dire notre sentiment que nous devons faire plus. La transition écologique d’abord, n’est pas un caprice d’écolo. Il suffit pour s’en convaincre de lister les derniers évènements climatologiques et leurs conséquences, que ce soit sur les déplacements de population ou les mutations économiques. C’étaient nos prévisions d’il y a 20 ans. Cette transition écologique doit se mener de façon systémique, et pas seulement en programmant une action par ci par là, fût-elle louable. Au même titre que nous évaluons systématiquement les dépenses dans nos nouveaux projets, nous devons évaluer ce que ces projets nous coûtent en consommation énergétique, directe, ou indirecte. A chaque nouveau projet, nous devons prendre conscience de la consommation supplémentaire que cela engendre, et nous devons nous interroger où nous devons faire d’autant plus d’efforts. Aujourd’hui, la seule intervention sur la rénovation des bâtiments ou le changement des systèmes techniques ne suffit pas. Il nous faut faire preuve de sobriété certes mais de sobriété heureuse. Nous pouvons dessiner la Ville de demain, tournée vers un avenir désirable et durable.

Il nous faut impliquer les usagers de façon beaucoup plus forte, qu’ils soient agents de la ville ou habitants. Avec des budgets participatifs plus conséquents à l’instar de la Ville de Grenoble, nous pourrions promouvoir des projets innovants et solidaires. Plutôt que de subir, innovons dans la co-élaboration citoyenne.

Avec la Ville nature, il nous faut conforter notre démarche. Jardiversité doit insuffler son énergie sur l’ensemble du territoire rezéen afin d’enrichir et de préserver les corridors écologiques. Comme nous l’avons fait pour la biodiversité avec la magnifique mutation du pôle horticole, nous devons responsabiliser les membres du monde associatif, tous domaines confondus, sports, culture, éducation populaire, ou éducation tout court, et même solidarité. Notre proposition est de lier les aides de la ville aux efforts de maîtrise des consommations par les acteurs que nous aidons. Pour cela, la transition énergétique doit être l’affaire de tous les services de la Ville.

Nous avons été par deux fois primés comme Territoire à Energie Positive. Le million d’€uros reçu va fort opportunément compléter nos investissements pour maîtriser encore plus nos consommations et entraîner avec nous la population sur ce chemin vertueux. Mais si nous ne voulons pas naviguer à vue, nous avons besoin d’évaluer si nos actions sont payantes, et avec quelle amplitude. A l’instar des questions d’accessibilité par exemple, ou du rapport social présenté en CHS, nous proposons de publier un rapport annuel qui dresserait le bilan de nos actions en matière de transition énergétique, un tableau de bord qui montrera, indicateurs à l’appui, le chemin parcouru mais surtout ce qu’il reste à parcourir : quels moyens mettons nous, en termes financiers ou humains, quels secteurs nous touchons, quels sont les effets, est-ce que la dépense publique est efficiente.

Dans deux domaines précis, en nous appuyant sur une recherche de coopération ou de mutualisation telles qu’évoquées à la 2ème délibération, nous proposons de pousser le bouchon plus loin. De nouveaux rapports sur l’état des centrales nucléaires et le coût de leur démantèlement font craindre le pire en matière de prix de l’énergie. Basculons la totalité de nos contrats sur l’énergie renouvelable, avec des opérateurs beaucoup plus fréquentables, afin de fiabiliser nos dépenses. Dans le domaine de nos achats pour la cuisine centrale, profitons des aubaines de mutualisation pour augmenter la part du bio et des circuits courts. D’une part nous assurerons directement la santé des convives, nous préserverons la planète et nous doperons les emplois de l’agriculture péri-urbaine.

Le vivre ensemble, attaqué de toute part, doit recueillir notre attention, avec l’humilité de penser que nous ne ferons jamais qu’atténuer les effets néfastes d’une société en crise. Sur la question de la ville apaisée, nous réaffirmons notre souhait le plus cher d’atteindre l’objectif de passer la ville à 30 km/h, et pas une autre vitesse. 30 km/h, outre que c’est la vitesse retenue par les statisticiens pour garantir l’intégrité des personnes vulnérables, c’est la vitesse prévue par le Code de la Route qui s’accompagne d’un arsenal d’autres dispositifs qui renforcent l’apaisement. Toute autre vitesse nous priverait de cet accompagnement et nous emmènerait loin d’un objectif de lisibilité recherché.

La question de la vidéosurveillance a été évoquée tout à l’heure lors du schéma de mutualisation avec Nantes Métropole. Nous, écologistes, sommes convaincus que ce dispositif est inopérant et très gourmand en deniers publics. Nous devons travailler la question de la sécurité autrement, en renforçant le maillage relationnel entre les habitants dans une approche de médiation avec la police de proximité.

Dans les deux cas, les échanges avec la population doivent être menés avec conviction et courage, sans céder aux sirènes populistes. Si nous sommes convaincus qu’il y a une voie à prendre, il faut la préparer avec soin, et faire œuvre d’une pédagogie redoublée.

Nous avons par ailleurs des coopérations avec le Sahara occidental et la Palestine. Ces territoires ont en commun d’être spoliés par leurs voisins. D’une part parce que l’Europe a reconnu que l’aide qu’elle apportait au Sahara occidental ne saurait profiter au Maroc, d’autre part parce que l’ONU a enfin reconnu l’illégalité des colonies en Cisjordanie. 2017 est une année opportune pour affirmer encore plus notre soutien à ces populations.

En matière de transition énergétique, l’association Négawatt propose un scénario qui vise l’autonomie de la France en trois étapes : la sobriété, l’efficacité, et pour le reste des besoins à couvrir, les énergies renouvelables. A quelque chose près c’est le chemin que nous devons suivre avec la Ville.

Je vous remercie de votre attention.

Conseil Municipal du 3 février 2017 : Mutualisation intercommunale / Intervention de Didier Quéraud sur le Schéma de mutualisation et de coopération

Conseil Municipal – 3 février 2017

Délibération n° 2 : Schéma de mutualisation et de coopération

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Intervention de : Didier QUERAUD

Depuis 15 ans maintenant, Nantes Métropole s'est engagée dans la mutualisation intercommunale. Pour les élus écologistes, la mutualisation est un acte qui permet de réduire les coûts d'investissement et de fonctionnement mais c'est surtout un levier pour permettre plus de solidarité entre les habitants et plus de cohérence dans la gestion des territoires. C'est faire profiter l'ensemble des populations de compétences plus importantes, d'un élargissement des moyens, voire de volontés plus affirmées dans telle ou telle collectivité. C'est faire un pas de plus dans le fait métropolitain, pour le bien de tous.


Récemment avec la convention cadre d’achat d’électricité, ce travail en commun a permis un bond en avant à la fois qualitatif et quantitatif sur le type d'électricité achetée, permettant à la métropole et aux communes de répondre aux nécessités de la transition énergétique.


Nous apprécions que cette philosophie de mutualisation ne s'impose pas au forceps. Sa mise en œuvre s'accompagne d'une souplesse qui permet aux communes, suivant qu'elles y sont prêtes ou pas en fonction de leurs priorités ou de leur histoire, d'y rentrer de plein pied ou non. De la même façon, une mutualisation "centralisée" animée par Nantes Métropole se double de mutualisations directes entre communes. Le lien qui lie Couëron et Rezé pour la fourniture de repas pendant l'été en est un exemple très facile à dupliquer.


Une coopération entre les cuisines centrales ouvrirait des pistes multiples : meilleure rationalisation de la logistique et de la production de repas, sécurisation des pratiques d'achats de denrées, groupements de commandes pour, à l'instar de l'énergie, permettre de s'approvisionner en produits de meilleure qualité sans augmenter la dépense publique.
Arrêtons-nous un instant sur ce sujet. Un des concepts "à la mode" pour notre alimentation, mais qui a des enjeux structurants, c'est la question des circuits courts. La mutualisation doit permettre aux communes qui le souhaitent de s'approvisionner auprès de producteurs locaux, en utilisant au mieux la réforme des marchés publics et en sécurisant juridiquement leurs achats. Elle devrait permettre aussi aux communes de répondre plus facilement aux différentes contraintes sur les régimes différenciés, en particulier sur les intolérances alimentaires.


De même, la mutualisation d'un conseil en énergie partagée avec le soutien de l'ADEME représente quant à elle un signal fort à l'heure du Grand Débat sur la Transition Energétique.

 

Pour les élu-e-s écologistes et citoyens, la mutualisation intercommunale doit cibler avant tout les domaines qui font consensus.


Merci pour votre attention.

jeudi 2 février 2017

Appel aux candidats de la présidentielle : généralisons le bio !

Un appel aux candidats à la Présidentielle est lancé ! Pour une agriculture bio et une alimentation d’intérêt général.

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Cet appel, rédigé sous forme de pacte ou de contrat social par 3 instances militantes (SYNABIO, La FNAB et la section bio de COOP DE France) pour l’agriculture biologique tend à se diffuser auprès des élus afin qu’ils soutiennent cette démarche.
L’ambition est clairement revendiquée : faire de la France le premier pays bio en Europe !
Ces associations partent d’un même constat, celui d’un très net appauvrissement des agriculteurs en contraste avec les grandes possibilités qu’offrent les filières du bio. Il s’agit de favoriser la conversion généralisée au bio et de porter ce sujet dans le débat de l’élection présidentielle. Pour les élus écologistes de Rezé, il est plus que nécessaire de soutenir cette initiative et de la relayer. Il nous faut également contribuer à ce que ce parte soit présenté à l'ensemble des candidats à la Présidentielle !
Pacte_bio.pdf : Si vous êtes élus, cliquez ici pour télécharger l'appel à signer !

jeudi 12 janvier 2017

Fabrique Rezéenne : pour une ville apaisée à 30 km/h !

Atelier des mobilités partagées : pour une ville à 30 km/h

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L’idée de généraliser la limitation de la vitesse à 30 km/h sur l’ensemble de la commune (à l’exception de quelques axes qui doivent rester….exceptionnels) est une action phare de la Fabrique rezéenne. En dehors des comportements délinquants, un-e automobiliste sincère et respectueux a de quoi se tromper sur la vitesse autorisée, tant celle-ci change sans arrêt en fonction de l’itinéraire emprunté. La généralisation a pour avantage de rendre plus lisible la limite autorisée, dès l’entrée dans la ville jusqu’à sa sortie.

Rappelons rapidement quelques intérêts directs de cette vitesse limite :

statistiquement, cette faible vitesse permet d’être quasiment sûr qu’un choc n’a pas de conséquence irréversible sur la victime (handicap ou décès), les nuisances sonores sont amoindries, la qualité de vie des usagers et riverains est donc améliorée, cette faible vitesse incite d’autant plus les reports modaux : d’une part parce que si la durée d’un trajet en voiture est le même qu’en vélo ou en transport en commun, on se pose moins de question pour changer de comportement, d’autre part parce que le plus grand sentiment de sécurité aide des citoyens à enfourcher le vélo en levant le frein de leur peur.

D’autres intérêts plus indirects découlent de cette généralisation :

si la part modale vers la marche ou le vélo augmente, elle aura une incidence directe sur la consommation de carburant (lutte contre le réchauffement climatique), évidemment sur la pollution, et donc sur une amélioration de la santé publique (particules fines en particulier). on peut aussi légitimement penser qu’un certain nombre de familles se sépareront de leur deuxième voiture, avec une incidence positive sur la question du stationnement. Enfin, et ce n’est pas le moindre, la « vision » de la Ville change totalement et les aménagements qui en découlent sont structurants pour bâtir une ville où il fait bon vivre. Les zones der rencontres dans les quartiers touristiques en sont des illustrations parfaites. Les rapports humains générés par les circulations douces sont plus fluides et fréquents : il est très facile de s’échanger quelques mots, qu’on soit à pied ou en vélo. Le type de déplacements modifie en profondeur la relation entre les habitants.

Dernièrement, le Maire a évoqué une vitesse à 40 km/h lors d’une conférence de presse, sans d’ailleurs que les élu-es de la majorité n’aient été consultés, prétextant que 30 km/h c’était quand même difficile à tenir. Passons sur l’argument selon lequel il ne faudrait pas trop toucher aux habitudes. Cette proposition n’a surtout pas de sens car elle sera déconnectée de la réglementation. Dans le Code de la Route, les zones 30 km/h sont clairement définies. Elles permettent, de façon réglementaire, de généraliser les priorités à droite et les contre-sens cyclables (qui là encore suppriment les détours en vélo et incitent donc à l’utiliser). Si la vitesse appliquée sort de ce champ prévu, il n’est plus possible d’appliquer les dispositions connexes. Pour toutes ces raisons, les élus écologistes soutiennent avec force le projet de ville à 30 km/h.

Anecdote : cette proposition a été émise par un élu écologiste, un peu sous forme de boutade, lors d’une réunion banale avec le Pôle de Nantes Métropole. Reprise « à chaud » par le Maire, elle a ensuite été partagée et travaillée avec évidemment en ligne de mire l’exemple de Grenoble, pour finalement être évoquée dans les 30 mesures de la Fabrique rezéenne. Portée par Rezé, elle est pour l’instant tempérée par la Direction centrale de Nantes Métropole, qui veut vérifier son niveau de viabilité, et craint des effets pervers à l’échelle de la métropole entière. Par contre, le Pôle qui est chargé de sa mise en œuvre technique a déjà évalué le calendrier de mise en œuvre possible, les impacts sur la signalétique et les aménagements, ainsi que les impacts financiers. D’un point de vue réglementaires, la décision est du seul ressort du Maire qui peut prendre les arrêtés nécessaires. Notons enfin, qu’au départ il était prévu que Rezé soit pionnière dans l’ouest sur le sujet. Aujourd’hui, il est seulement inscrit de favoriser la concertation et la sensibilisation des habitants….Bonjour la marche arrière !
Didier Quéraud, élu référent du quartier Hôtel de Ville. conseiller métropolitain et conseiller municipal en charge des Travaux sur les bâtiments de la ville.

La Vallée solidaire

Retour sur la mobilisation citoyenne à Breil-sur-Roya.

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Si on entend parler de la vallée de la Roya, ce n’est pas pour son attrait touristique.

Depuis 2015, cette vallée, située entre Nice et la frontière italienne, voit l’arrivée de migrants en provenance du camp de la Croix-Rouge à Vintimille, de l’autre côté de la frontière. Vintimille est une sorte de Calais, un espace surchargé qui ne peut être une destination en soi. Comme les passages par les autres accès sont devenus difficiles, ceux, qui ont fui la dure réalité de leur pays, traversent la frontière par la montagne pour arriver à Breil-sur-Roya, côté français. Après 6h de marche, de jeunes hommes, des femmes ainsi que de nombreux enfants, venus pour la plupart d’Erythrée, arrivent le plus souvent épuisés ayant bravé le froid qui s’est installé ces derniers temps. Face à cette situation, des habitants se sont organisés pour accueillir ces migrants en dépit des menaces de poursuites judiciaires. Et celles-ci sont bien réelles.

Ainsi, plusieurs habitants comparaissent devant les tribunaux. Si Pierre-Alain Mannoni a été acquitté à Nice, le 23 novembre dernier, pour avoir véhiculé et voulu héberger trois jeunes femmes afin de préserver leur dignité, le sort d’autres citoyens reste en suspend, tel celui de Cédric Herrou. Ce dernier est poursuivi pour avoir accueilli une douzaine de mineurs isolés. Il risque 5 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. En conséquence de cette situation judiciaire, un collectif de soutien a vu le jour, Roya Citoyenne.

Et c’est aussi sur le terrain politique que les tensions s’exacerbent. En effet, un véritable duel a vu le jour entre les habitants de la vallée et des élus LR dont Eric Ciotti et Christian Estrosi en tête (et respectivement président du conseil général des Alpes Maritimes et président de la région PACA). Eric Ciotti a, par ailleurs, porté plainte contre le collectif de soutien regroupant plus de 250 habitants qu’il considère comme étant « une poignée d’activistes ». Dès lors, certains politiques intimident, menacent et dénoncent des hommes et des femmes qui ont choisi de poser des actes responsables pour préserver l'intégrité de leurs semblables. Les habitants de cette vallée solidaire sont avant tout des humains investis en action qui refusent de céder à l’indifférence devant la détresse.

"Aujourd'hui en France, sachez-le, on a le droit d'héberger, on a le droit de nourrir, on a le droit de sauver des gens qui sont dans la détresse, on a le droit de les transporter chez soi lorsque les conditions sont nécessaires pour préserver leur dignité et leur intégrité physique", déclarait Pierre-Alain Mannoni. La suite des évènements pourrait-elle lui donner raison ? La notion de solidarité est au cœur de la question.

Eric Dumanchin pour les élu-e-s écologistes.

Les richesses du Château

Tribune du Rezé Mensuel n°118 / Janvier 2017

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L'ancien château de Rezé, actuellement place François Mitterrand. Archive de la Ville de Rezé.

La zone d’aménagement concertée est une aubaine pour le quartier du Château regroupant 10 % de la population rezéenne la moins aisée sur le plan matériel mais riche sur le plan humain. Ils sont nombreux, dont des familles monoparentales, à vivre dans le parc du feu Château de la famille de Monti. Parfois parachutés au gré des circonstances de la vie, qui d’un divorce, qui d’un exil, qui d’un licenciement, les habitants se côtoient sans parfois se connaitre.

Assurer alors son quotidien est si prégnant que le temps peut faire défaut à chacun pour s’investir dans des activités de voisins. Si la maladie, le chômage, la solitude enserrent tout aussi fréquemment de nombreux « Châtelains » ; il n’en demeure pas moins que les habitants, les commerçants, les acteurs et partenaires professionnels et institutionnels ne manquent pas de courage pour initier un changement dans les façons de s’approprier l’espace en faisant ensemble.

Nous, élus écologistes, soutenons ces actions qui contribuent à partager des savoirs dans l’échange et l’entraide. Formidable opportunité de remodeler des espaces de ce quartier. Formidable opportunité de repenser son organisation en réintroduisant des espaces naturels dans ce lieu minéral.

La Ville impulse la participation des habitants à ce processus de transformation dont l’horizon peut sembler lointain d’ici à 2030. Toutefois le projet ne se limite pas à quelques coups de taloche sur des murs décrépis mais il prend en compte la réalité contextuelle pour dynamiser d’autres manières de vivre … en heureux « châtelains ».
Marie-Isabelle Yapo, élue référente du quartier Château.

En charge du suivi des relations avec le Sénégal, le Sahara occidental.

lundi 19 décembre 2016

Coopération et mutualisation entre les communes de Nantes Métropole : intervention de Didier Quéraud

16 décembre 2016

Madame la présidente, Cher-e-s collègues,

Depuis 15 ans maintenant, Nantes Métropole s'engage dans la mutualisation intercommunale. Pour les élus écologistes et citoyens, la mutualisation est certes un acte qui permet de réduire les coûts d'investissement et de fonctionnement mais c'est surtout un levier pour permettre plus de solidarités entre les habitants et plus de cohérence dans la gestion des territoires. C'est faire profiter l'ensemble des populations de compétences plus importantes, d'un élargissement des moyens, voire de volontés plus affirmées dans telle ou telle collectivité. C'est faire un pas de plus dans le fait métropolitain, pour le bien de tous.
C’est cette communauté de vue métropolitaine qui nous permet aujourd’hui de bénéficier d’un équilibre intercommunal dans l'habitat social ou dans les transports collectifs. Plus récemment avec la convention cadre d’achat d’électricité, ce travail en commun a permis un bond en avant à la fois qualitatif et quantitatif sur le type d'électricité achetée, permettant à la métropole et aux communes de répondre aux nécessités de la transition énergétique.

Ce qui nous paraît intéressant aussi, c'est que cette philosophie de mutualisation ne s'impose pas au forceps. Sa mise en oeuvre s'accompagne d'une souplesse qui permet aux communes, suivant qu'elles y sont prêtes ou pas en fonctions de leurs priorités ou de leur histoire, d'y rentrer de plein pieds ou pas. De la même façon, une mutualisation "centralisée" animée par Nantes Métropole se double de mutualisations directes entre communes, prouvant s'il en était votre esprit généralisé, chers collègues, d'oeuvrer encore plus pour le bien de nos concitoyens, en s'affranchissant des frontières communales. Le lien qui lie Couëron et Rezé pour la fourniture de repas pendant l'été, quand les volumes à fournir à Couëron ne sont pas suffisants pour maintenir l'activité directe de sa cuisine, en est un exemple très facile à dupliquer.

Une coopération entre les cuisines centrales ouvrirait des pistes multiples : meilleure rationalisation de la logistique et de la production de repas à destination de nos restaurants scolaires, sécurisation des pratiques d'achats de denrées, groupements de commandes pour, à l'instar de l'énergie, pemettre de s'approvisionner en produits de meilleure qualité sans augmenter la dépense publique. Arrêtons un instant sur ce sujet. Un des enjeux "à la mode" de notre alimentation, mais qui a des enjeux structurants, c'est la question des circuits courts. La mutualisation doit permettre aux communes qui le souhaitent de s'approvisionner auprès de producteurs locaux, en utilisant au mieux la réforme des marchés publics et en sécurisant juridiquement leur achat. Elle devrait permettre aussi aux communes de répondre plus facilement aux différentes contraintes sur les régimes différenciés, en particulier sur les intolérances alimentaires.

De même, la mutualisation d'un conseil en énergie partagé avec le soutien de l'ADEME représente quant à elle un signal fort à l'heure du Grand Débat sur la Transition Energétique. Elle permettra d'aider notamment les plus petites communes de l'agglomération, à contribuer à notre objectif métropolitain de réduction des émissions de CO2.

En ce qui concerne la création d'un centre de supervision urbaine qui a pour objectif de déployer la vidéosurveillance dans les communes qui en font la demande, nous notons que la délibération précise qu'il n'y a pas de scenario envisagé actuellement.

Nous pensons que la vidéosurveillance est une réponse inefficace, or nous savons qu'elle est très gourmande en budget dans cette période où l'argent public est rare.

Pour les élu-e-s écologistes et citoyens, la mutualisation et la coopération intercommunale doit reposer avant tout sur la base du consensus et non pas sur des questions qui divisent. Or cette question est loin de faire l'unanimité au sein de notre assemblée.

Merci pour votre attention,

Didier Quéraud, élu communautaire en charge de la Voirie.

CSC : pour une équité de fait

Conseil Municipal du 16 décembre 2016

Intervention sur les conventions de partenariat et d’objectifs entre la Ville et les CSC. D. 21 à 24.


M. le Maire, chers collègues,

Renouveler cette convention était devenue nécessaire parce que le statut particulier des CSC l’exige. Rappelons que les CSC ne sont ni une association de délégation de service public ni une association privée indépendante, et n’ont donc pas pour vocation à maîtriser totalement leurs choix et orientations. Formaliser, de nouveau, ce partenariat est donc dans l’intérêt de tous — Ville comme CSC.

Par l’objectivation des intérêts locaux partagés, par la transparence totale des moyens mis à disposition par la ville, autant directement qu’indirectement, par l’engagement des dirigeants et bénévoles des CSC, qui mériterait d’être souligné et lui aussi formalisé. Ainsi, cette convention est une avancée positive tant par sa construction, fruit d’une véritable concertation, que par son esprit basé sur la confiance et la solidarité comme cela est souligné en fin de page 2 de cette convention.

Mais cette convention dépasse le seul enjeu des relations entre la Ville et les seuls CSC. Les associations, en relation continue et systémique avec la Ville, sont, pour certaines, dans une approche similaire aux CSC en matière d’éducation populaire. Par souci d’équité, cette convention doit ainsi approfondir et étendre plus largement le champ relationnel entre la Ville et ces dites associations. D’une part, parce que celles-ci peuvent porter des convictions et des valeurs en résonance avec celles promues par la Ville; et d’autres parts, parce qu’elles peuvent aussi porter un projet social, qui, même partiellement et avec plus ou moins de degrés, contribuent par leur pratique réelle à l’intérêt général.

Les élus écologistes se réjouissent de la signature de cette convention et voteront cette délibération.

Je vous remercie de votre attention.

Colette Reclus, élue Adjointe des quartiers Est (Pont-Rousseau-Blordière), en charge de la politique des espaces verts et naturels.

vendredi 9 décembre 2016

LA FABRIQUE REZEENNE / 1 / La Ville nature

Notre regard sur la Fabrique rezéenne :

Les élu-e-s écologistes de Rezé reviennent chaque mois sur ce que contient la Fabrique rezéenne. Découvrez notre regard et nos propositions.

Pour un JARDIVERSITE, HORS LES MURS

Une synergie créative à la rencontre des Rezéens.


Jardiversité - Ville de Rezé

Si notre ville recense 176 hectares d'espaces verts, cela ne peut être le fruit du hasard. La nature gagne en intérêt sur le territoire au travers de l’enthousiasme des habitants pour le jardinage. De ce fait, on ne peut qu’encourager ce mouvement dans le but d’un renforcement des corridors écologiques. Des réservoirs de nature qui s’étoffent et s’enrichissent en biodiversité, se reliant mutuellement par leurs extensions, offrent un accueil adapté à de nombreuses espèces.

Mais ce mouvement peut s’accompagner également par la dynamique tripartite portée par la Ville, les promoteurs et les bailleurs. Intégrer un volet « urbanisme végétalisé » au cœur des projets d’urbanisme et inciter les bailleurs sociaux à introduire des espaces à jardiner sont les clés d’un aménagement urbain durable.

Par ailleurs, d’autres démarches existent. Le projet des jardins partagés des Trois moulins est l’illustration de la démarche expérimentale qui peut émerger de partenariats divers. En l’occurrence, le concours concerté de l’entreprise Nature et Aliments et la collaboration pédagogique de l’association ECOS. La cohérence de la démarche est le fruit de la convergence des aspirations de chacun. Un bilan très positif du point de vue de la dynamique et de l’émulation crée ainsi que du lien social émergeant du projet.

Jardiversité, ouvert depuis le 8 octobre, nouveau jardin pédagogique de Rezé, peut être un outil ambitieux pour développer la nature en ville. Il offre la possibilité d’être un point de convergences pour les initiatives plurielles qui existent, éparses sur la commune.

Ainsi, dans le cadre de la Fabrique rezéenne, les élus écologistes proposent la mise en place d’un évènement, dont l’ancrage serait Jardiversité, fédérant l’ensemble des initiatives et expérimentations du territoire rezéen dans une logique de mutualisation. Au travers d’un parcours clairement identifié et signalé, les habitants et les différents acteurs associatifs et institutionnels trouveraient ainsi l’occasion de se rencontrer et d’échanger autour de la Ville nature. Cette mise en réseau, telle un maillage des initiatives, se ferait ainsi le pendant du maillage de la trame verte et bleue à développer à Rezé. Tout en promouvant le jardin pédagogique et son pôle ressources, la création d’un temps évènementiel « Jardiversité, hors les murs » offrirait aussi la possibilité de rendre visibles les nombreux espaces de nature et d’expérimentation citoyenne, riches mais méconnus, en les connectant les uns aux autres dans le cadre de ce parcours découverte.

Dans un souci de service public, nous avons à cœur de révéler et de rendre accessibles à tout un chacun les nombreux espaces verts. Il s’agit de montrer aux Rezéens la cohérence des initiatives locales et de fédérer ces dernières autour d’un évènement dans une logique de synergie créative.

Contre les violences sexistes, l'égalité réelle.

Retour sur la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre.
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>>> Voir la vidéo du rassemblement du 25 novembre à Nantes auquel à participé Colette Reclus.

Instaurée par l'ONU en 1999 et fixée un 25 novembre, en référence aux meurtres des sœurs Mirabal, la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a été l’occasion d’un rassemblement important à Nantes. Colette Reclus, féministe engagée, s’était jointe à cette marche teintée de gravité et de force, organisée par l’Espace Simone de Beauvoir.

En France, en moyenne, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou ex-compagnon (122 femmes décédées en 2015) et 216 000 femmes sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire. Seulement 14% portent plainte.

Selon la Banque mondiale, le risque de violence conjugale et de viol est plus fort pour les femmes de 15 à 44 ans que le risque de cancer, d'accidents de la route, de guerre et du paludisme réunis. D'après ses calculs, si l'on ajoute les tentatives de viols, ce sont près de 20% des femmes qui risquent de subir un viol ou une tentative d'agression sexuelle dans le monde. En France, cela concerne 84 000 femmes âgées de 18 à 75 ans, chaque année, en moyenne 53% des viols sont commis par un proche ou une connaissance et 37% par le conjoint.

Si l’on considère que les violences que rencontrent de nombreuses femmes découlent, entre autres, du regard d’une partie de la société sur celles-ci, alors, nous ne pouvons que nous interroger sur la place qui leur est accordée. Ainsi se pose la question de l’égalité entre les hommes et les femmes.

Que ce soit relatif aux études et par la suite aux orientations professionnelles ; force est de constater que les femmes empruntent peu les même chemins que les hommes. Les valeurs d’éducation et la non-pluralité des choix proposés à de nombreux enfants n’y est pas étranger. Les conséquences dans notre société sont visibles, si on y regarde à deux fois. Ainsi, dans les entreprises ou dans la haute fonction publique, les femmes restent très minoritaires aux postes de direction. Dans la majorité des mouvements politiques, les femmes doivent particulièrement s’émanciper du regard et du comportement sexistes et où elles sont, aujourd’hui encore, sous-représentées. Des instances, telles que l’Assemblée Nationale ou le Sénat sont là pour l'illustrer.

Ce qu’on nomme la parité n’est pas respectée dans la plupart des cercles et milieux d’activités. Bien que proportionnellement plus nombreuses que les hommes à accéder aux études supérieures, les femmes demeurent moins présentes dans les filières les plus cotées, subissent davantage le chômage et le temps partiel non choisi. L’écart des salaires moyens se perpétue.

Il est donc essentiel de rester vigilant-e-s à toutes attaques portées aux droits durement acquis. A l’approche d’une échéance électorale d’importance qu’est l’élection présidentielle, les mots et déclarations proférées pèsent de leur poids. Car si « l’avortement n’est pas un droit fondamental », comme l'affirme François Fillon, alors nous pouvons nous faire une idée de sa conception des attentes et des droits des Femmes. Voter peut être aussi notre réponse à chacun-e.

Eric Dumanchin, pour les élu-e-s écologistes de Rezé.

mardi 6 décembre 2016

Cimetières : de nouveaux jardins dans la Ville !

Comment appréhender la gestion du cimetière et sa place dans la Ville ?

Question délicate tant nos lieux de repos et de mémoire interpellent notre rapport à la mort. Sujet fortement sensible car indissociablement lié à la vie des habitants et à leur intimité.
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Photo / Reporterre. Le cimetière écologique de Souché, à Niort.

Dans une logique de revisite de ces lieux, on peut évoquer le cimetière naturel qui serait appréhendé comme un espace vert et qui permettrait de concilier gestion écologique et deuil des familles. Cette approche se retrouve dans de nombreux pays où la nature a autant sa place que la sépulture. Il s'agit dès lors de faire évoluer notre conception de ces lieux de deuil tels des espaces qui ont pour objectif à s'intégrer dans la Ville. Pour cela, il est nécessaire de les envisager comme de nouveaux jardins où la vie peut circuler, où les habitants peuvent se promener, dans un cadre où la nature a de nouveau sa place, tout en veillant à respecter leur vocation première d'être avant tout un lieu de mémoire et de recueillement. Et parce que ces lieux sont fortement sensibles pour nous tous, il est essentiel d'associer les Rezéens dans cette future démarche de revisite.

Ainsi, l'évolution vers des cimetières naturels contribuera à l'enrichissement de la trame verte urbaine, en faveur de notre biodiversité. Répondant aux demandes fortes des habitants pour plus de nature en ville, nos cimetières peuvent être de véritables îlots de nature dans la ville.

Eric Dumanchin pour les élu-e-s écologistes.

A lire : https://reporterre.net/Enfin-un-cimetiere-ecologique

lundi 5 décembre 2016

JARDIVERSITE, HORS LES MURS / Une synergie créative à la rencontre des Rezéens.

Si notre ville recense 176 hectares d'espaces verts, cela ne peut être le fruit du hasard. La nature gagne du terrain sur le territoire au travers de l’enthousiasme des habitants pour le jardinage. De ce fait, on ne peut qu’encourager ce mouvement dans le but d’un renforcement des corridors écologiques. Des réservoirs de nature qui s’étoffent et s’enrichissent en biodiversité, se reliant mutuellement par leurs extensions, offrent un accueil adapté à de nombreuses espèces.
Jardiversité - Ville de Rezé

Mais ce mouvement peut s’accompagner également par la dynamique tripartite portée par la Ville, les promoteurs et les bailleurs. Intégrer un volet « urbanisme végétalisé » au cœur des projets d’urbanisme et inciter les bailleurs sociaux à introduire des espaces à jardiner sont les clés d’un aménagement urbain durable.

Par ailleurs, d’autres démarches existent. Le projet des jardins partagés des Trois moulins est l’illustration de la démarche expérimentale qui peut émerger de partenariats divers. En l’occurrence, le concours concerté de l’entreprise Nature et Aliments et la collaboration pédagogique de l’association ECOS. La cohérence de la démarche est le fruit de la convergence des aspirations de chacun. Un bilan très positif du point de vue de la dynamique et de l’émulation crée ainsi que du lien social émergeant du projet.

Jardiversité, ouvert depuis le 8 octobre, nouveau jardin pédagogique de Rezé, peut être un outil ambitieux pour développer la nature en ville. Il offre la possibilité d’être un point de convergences pour les initiatives plurielles qui existent, éparses sur la commune.

Ainsi, dans le cadre de la Fabrique rezéenne, les élus écologistes proposent la mise en place d’un évènement, dont l’ancrage serait Jardiversité, fédérant l’ensemble des initiatives et expérimentations du territoire rezéen dans une logique de mutualisation. Au travers d’un parcours clairement identifié et signalé, les habitants et les différents acteurs associatifs et institutionnels trouveraient ainsi l’occasion de se rencontrer et d’échanger autour de la Ville nature. Cette mise en réseau, telle un maillage des initiatives, se ferait ainsi le pendant du maillage de la trame verte et bleue à développer à Rezé. Tout en promouvant le jardin pédagogique et son pôle ressources, la création d’un temps évènementiel « Jardiversité, hors les murs » offrirait aussi la possibilité de rendre visible les nombreux espaces de nature et d’expérimentation citoyenne, riches mais méconnus, en les connectant les uns aux autres dans le cadre de ce parcours découverte.

Dans un souci de service public, nous avons à cœur de révéler et de rendre accessible à tous à chacun les nombreux espaces verts. Il s’agit de montrer aux Rezéens la cohérence des initiatives locales et de fédérer ces dernières autour d’un évènement dans une logique de synergie créative.


Les élu-e-s écologistes de Rezé

vendredi 25 novembre 2016

Ciné-débat Alimenterre le 30 novembre à Rezé !

Festival ALIMENTERRE - Projection du film "La guerre des graines" le mercredi 30 novembre à 20h30 au Cinéma Saint-Paul à Rezé.

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Projection et débat autour du film documentaire "La guerre des graines" :

Julien Bouron et Marie-Isabelle Yapo y seront présents pour participer au débat qui suivra la projection du film. Nous vous y attendons nombreux-ses !

Au cinéma Sain-Paul

38 Rue Julien Douillard, 44400 Rezé

02 40 75 41 91


SYNOPSYS « La Guerre des Graines » de Stenka QUILLET et Clément MONTFORT / Production John Paul Lepers / 2014 / 52’ / VF

Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut-être plus le droit de ressemer leurs propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l’utilisation des semences agricoles. Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers détiennent déjà la moitié du marché des graines. La résistance paysanne s’organise malicieusement dans les campagnes. De l’Inde à Bruxelles, en passant par la France et la Norvège, enquête sur la guerre des graines, qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs et tous les habitants de la planète.

Regardez la bande annonce : http://www.festival-alimenterre.org...

jeudi 24 novembre 2016

Pour que vive la démocratie !

Synthèse de l'intervention du groupe écologiste porté par Colette Reclus lors du Conseil Municipal du 10 novembre 2016.

Intervention sur les nouveaux dispositifs du Dialogue Citoyen.


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La refonte du Dialogue Citoyen aujourd'hui conduit à la mise en place de nouveaux dispositifs de participation. Placer le citoyen au coeur de l'action publique, être à son écoute dans la proximité, développer des politiques publiques adaptées aux besoins et attentes dans une visée d'intérêt général pour le plus grand nombre est primordiale.

En ce qui concerne la démocratie locale, la Ville de Rezé a créé l'un des premiers conseils français à l'échelon communal en 1992, suivi des Conseils Communautaires de quartier en 2002 et depuis le Dialogue Citoyen y est foisonnant !

Les dispositifs qui nous sont proposés s'inscrivent dans la continuité des pratiques et non dans la rupture. On y retrouve la capitalisation des expériences des trois parties prenantes du Dialogue Citoyen : habitants, membres d'instances, élus et services.

Les instances de démocratie locale sont une école du citoyen, de la citoyenne et lui permettent de se former à l'élaboration des politiques publiques. Aujourd'hui, il s'agit non seulement de rendre nos politiques publiques plus lisibles mais également plus efficaces. La prise en compte de la parole des habitants doit se traduire concrètement.

Il est donc nécessaire de se donner les moyens de notre ambition commune :

> Une pluralité des outils de Dialogue Citoyen : En parallèle du rôle des Dialabs, qui ont un ancrage de quartier, l'expérimentation de la pétition citoyenne adressée aux élus sur une compétence relevant de la Ville serait un outil intéressant à intégrer au sein des nouveaux dispositifs. Sur une base de 500 signatures minimum, cette interpellation citoyenne permettrait de soumettre une question à débat au sein du Conseil Municipal.

> Des moyens financiers et humains : Pour que notre politique en faveur de la démocratie locale puisse atteindre ses objectifs d'un véritable ancrage territorial. Il est important également que la Ville finance fournisse, comme le préconisait le CESC, des solutions de garde d'enfants afin de permettre à tous et toutes, et en l'occurrence aux familles monoparentales, de pouvoir participer à la démocratie locale à Rezé.

> Un accompagnement à la formation : Nous pensons qu'il est important de suivre les préconisations du CESC pour former au mieux les intervenants en permettant aux membres des instances d'acquérir les outils de partage et de parole.

> Un renforcement du rôle de la Maison du DD : La Maison du DD a vocation à être non seulement un lieu ressources mais aussi d'offres de formation sur les questions de société et de citoyenneté : lutte contre toutes les discriminations, qu'elles soient racistes, sexistes et homophobes ; échanges et expressions autour de la Laïcité.

> Un outil numérique participatif, pédagogique et innovant : Il est nécessaire que la communication soit un outil clé dans la mise en œuvre de la refonte du Dialogue Citoyen. Comme à Grenoble, nous pouvons en faire un atout de notre politique. Ainsi, nous proposons une plateforme dynamique incluant aussi bien les Dialabs que l'ensemble des dispositifs nouvellement créés dans un esprit de lisibilité et de compréhension. L'outil numérique se doit d'être attractif et pertinent pour susciter une volonté d'engagement des habitants vers la question politique, notamment de la part des jeunes. Cela serait le cadre idéal pour y intégrer le Guide proposé par le CESC.

> Suivi et transparence : Nous nous devons une exigence de transparence et d'évaluation par la mise en place d'un comité de suivi, associant les parties prenantes, qui permettra de prendre la mesure des avancées réalisées et d'être en veille sur le bon déroulement de ces dispositifs.

Colette Reclus, élue Adjointe au Maire en charge des quartiers Est de Rezé et de la politique en matière d'espaces verts naturels ou aménagés.

vendredi 28 octobre 2016

Didier Quéraud en immersion au sommet Climate Chance

ARTICLE / EXPRESSION LIBRE

Retour de Didier Quéraud sur le sommet Climate Chance.

En tant que président du RGO (Réseau Grand Ouest), Didier Quéraud, a participé au sommet Climate Chance qui a eu lieu à Nantes les 26, 27 et 28 septembre derniers. Une occasion, pour lui, d'être en immersion au sommet des acteurs non-étatiques réunis pour lutter contre le réchauffement climatique.

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Le RGO (1) a été retenu pour animer un atelier au sommet mondial Climate Chance qui s'est déroulé à Nantes fin septembre. Rappelons que ce sommet, le 1er du genre, rassemblait uniquement des acteurs non étatiques (c'est à dire des ONG, et des gouvernements locaux - communes, régions etc...), mettant l'accent principalement sur l'action plutôt que sur de grandes déclarations.

Le titre de l'atelier : "Le pouvoir de la commande publique comme levier pour agir sur le climat et stimuler le développement durable". Il s'agissait de faire le lien entre les critères que peuvent intégrer les collectivités dans leurs marchés, avec la lutte contre le changement climatique (principalement dégagement des gaz à effet de serre), et plus largement le développement durable. 3 acteurs y sont intervenus :

  • - le RGO par l'intermédiaire de la Ville de Lorient qui a exposé son marché sur l'achat d'électricité avec un critère "d'additionalité environnementale",
  • - l'organisation néerlandaise non gouvernementale SKAO, qui a témoigné comment elle appuyait les collectivités et les entreprises privées dans leurs achats visant à diminuer leur consommation énergétique,
  • - et enfin la ville de Copenhague, qui a témoigné de son plan d'économie d'énergie dans le secteur de l'éclairage public. (2)


Il ressort de cet atelier comme des autres sur la mobilité ou même les finances, que nombre d'organisations non gouvernementales ou de collectivités sont depuis longtemps passées du discours aux actes, avec des bilans très prometteurs.

Ce sommet souhaitait prouver que c'est sans doute plus des entités non gouvernementales que viendra le sursaut vital qui permettra à l'humanité de se sauver d'une catastrophe annoncée. Car les Etats eux-mêmes sont coincés dans des jeux de posture ou des défenses d'intérêts qui paralysent totalement tout espoir d'une lutte efficace contre le changement climatique.

Le Réseau Grand Ouest pour une commande responsable, qui réunit une centaine de collectivités de Bretagne, Pays de la Loire, Centre, Normandie et Nouvelle Aquitaine, a pu montrer lors de ce sommet combien son travail était gagnant pour ses adhérents. Car outre les réductions de consommations, la responsabilité sociale et les économies financières sont aussi au rendez-vous.

http://reseaugrandouest.fr/

(1) Le Réseau Grand Ouest : Commande publique et Développement Durable au sommet Climate Chance. Réunissant une centaine de collectivités (dont toutes les grandes villes de l'Ouest et les Régions), le RGO contribue à l'intégration de critères environnementaux et sociaux dans les marchés publics pour que les collectivités aient une politique d'achat responsable. Il est présidé depuis presque un an par Didier, au titre de la Ville de Rezé.


(2) Le diaporama projeté lors de cet atelier est téléchargeable ici : http://reseaugrandouest.fr/Organisation-d-ateliers-et (descendre dans la page du site du RGO - c'est un document assez technique, et en partie en Anglais...)

Didier Quéraud, élu en charge des Travaux sur les bâtiments de la ville et président du RGO.

La transition sera locale ou ne sera pas !

Tribune Novembre 2016

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En cette veille d'élection présidentielle, nous sommes immergés dans une période des plus troubles. Les débats nauséabonds fleurissent et nous font craindre le pire pour 2017. L'histoire nous apprend qu'à la croisée de deux époques, le futur peut prendre des orientations bien différentes.

En 1930, Antonio GRAMSCI écrivait : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Dans ce contexte, il est indispensable de ré-enchanter nos concitoyens, de bâtir ensemble un imaginaire commun qui nous donnerait envie d'avoir confiance en l'avenir.

Nous, écologistes, sommes persuadés que la transition sociétale sera locale ou ne sera pas. La fabrique Rezéenne présentée le 30 septembre est le fruit de plusieurs mois de travail avec les habitants et de plusieurs années d'expérience en matière d'Agenda 21. Elle s'inscrit dans la continuité des précédents mandats et affirme que la municipalité se veut un acteur audacieux et novateur d'une transition sociétale de proximité. De plus, nous serons vigilants à ce que notre action politique s'inscrive également dans le souci de nos voisins, tous habitants de ce village qu'on appelle la Terre. Curieusement, ce sont les pays qui contribuent le plus au dérèglement climatique qui en ressentiront le moins les conséquences. Faisons donc en sorte que notre action municipale contribue au développement des pays du sud vers une économie décarbonée et porteuse d'un autre modèle sociétal. Cela s'appelle la solidarité climatique !

Julien Bouron, élu en charge de la Transition énergétique

Colette Reclus, une élue de proximité à Pont-Rousseau

Retour sur la réunion publique du quartier Pont-Rousseau.
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La réunion publique qui s’est tenu le 6 octobre dernier, en présence du Maire Gérard Allard, a été l’occasion de présenter aux habitants les différents projets qui sont portés à Pont-Rousseau. Une sorte de point d’étape pour un quartier en perpétuelle mutation dont Colette Reclus est l’adjointe.

Pont-Rousseau, c’est l’entrée de Rezé. Une situation stratégique qui révèle de forts enjeux et qui anime Colette Reclus d’une volonté de s’impliquer auprès des habitants. Elle est assistée dans ses missions par Stéphanie Cotrel conseillère municipale. Même si elle est aussi adjointe à la Blordiere, Pont-Rousseau est son quartier de résidence. C’est également, pour elle, sur le terrain que le dialogue trouve sa place, en proximité des Rezéens. Car c’est en rencontrant les habitants, en échangeant avec eux, en dialoguant avec les acteurs associatifs que la vie du quartier se co-construit, dans le partage.

Des projets dans l’axe de la Ville-nature que portent avec énergie l’adjointe de quartier, en co-élaboration avec les différents partenaires, tels que l’aménagement des bords de Sèvre afin d’en préserver la riche biodiversité. Cette rive de la Sèvre a dorénavant sa promenade bucolique et récréative, une trame verte qui s’intègre dans le quartier. Un poumon vert essentiel pour cette entrée très fréquentée de la Ville.

Mais c’est aussi le jardin collectif de la Barbonnerie qui fait exemple pour la politique municipale. Le fameux permis de jardiner, véritable outil en faveur de la réappropriation des espaces publics par les habitants, en est l’atout. C’est ce genre de projets, en étroite concertation entre acteurs, qui enthousiasme l’élue écologiste.

La créativité est aussi le moteur de Pont Rousseau avec ce formidable vivier artistique qu’est la Bonnetterie, lieu interdisciplinaire où chaque Rezéen rencontre des artistes, des graphistes, des tapissières, une ressourcerie informatique… La variété des approches et des pratiques dans le partage.

On peut le dire, Pont-Rousseau n’est pas un quartier tout à fait comme les autres au regard de toute cette diversité empreinte de mixité, soucieuse du vivre ensemble, qui se créée et évolue dans le partage. Le partage, la mixité sociale, des valeurs porteuses d’espoirs aussi pour Colette Reclus.

Eric Dumanchin pour les élus écologistes de Rezé.

jeudi 13 octobre 2016

Jardiversité : un pas de plus vers la Ville nature !

Ce samedi 8 octobre était ouvert au public Jardiversité, le nouveau jardin pédagogique de Rezé. Ce projet a été porté et soutenu par les élus écologistes dont Colette Reclus. L'élue écologiste en charge de la préparation et du suivi de la politique en matière d'espaces verts naturels ou aménagés s'investit personnellement à ce que Rezé devienne une ville engagée et pionnière, une Ville nature.

Jardiversité - Ville de Rezé

Rezé regroupe 176 hectares d'espaces verts et l'attente des habitants est forte. La démarche des élus écologistes s'inscrit dans une approche de terrain et de proximité; d'une part, afin qu'elle puisse acquérir toute sa légitimité, et d'autre part, parce que les écologistes sont convaincus de la nécessité de dialoguer et de faire en commun. Dès lors, nous nous devons de répondre aux aspirations des habitants en étant novateurs dans les propositions.

Impliquée dans un jardin partagée, longtemps membre du jury pour le Prix des Jardins et Balcons fleuris, Colette Reclus, grâce à ses échanges avec les habitants et les associations, a pu porter le projet en lien étroit avec les services de la Ville. Car au delà de l'action professionnelle, les agents se sont particulièrement mobilisés. Et c'est bien là toute la cohérence de ce projet qui a été mené à bien dans un souci d'écoute et partage et grâce à l'implication de chaque acteur : habitant, associatif, élu, agent. Des intervenants et des partenaires pertinents tels qu'ECOS et Bretagne Vivante qui partagent leurs savoirs et aussi leurs expériences . Ici la permaculture y tient une place prépondérante ." Prendre soin de la terre de l'humain partager équitablement " tels en sont les principes.

Jardiversité ouvre ses portes pour apporter l'accompagnement nécessaire à la diffusion des bonnes pratiques du jardinage naturel, en respect de la biodiversité. Cela passe par des conseils avisés qui seront proposés par le pôle ressources mais également par la pratique avec les ateliers au jardin en lien avec la Maison du Développement Durable.

Ainsi, la cohérence de la démarche est le fruit de la convergence des aspirations de chacun. Le partage est une valeur essentielle pour les élus écologistes et pour Rezé, c'est le lien qui fait sens et un gage de qualité de vie qui doit s'inscrire dans la durée.

Eric Dumanchin pour les élu-e-s écologistes

Infos pratiques :

Le Jardiversité sera ensuite ouvert un samedi par mois au public. L’accueil du jardin pédagogique sera, quant à lui, ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h.

Le Jardiversité - Rue de la Guilloterie à Rezé. Entrée libre - Rens : 02 40 84 42 23

Redonnons vie à nos déchets !

Retour sur le festival de l'économie circulaire :
Ceci n'est pas un déchet - festival de l'économie circulaire
Ci-dessus. Une grande diversité d'activités était proposée dans le grand hall de l'école d'architecture de Nantes.

CECI N’EST PAS UN DÉCHET. C'est le nom du festival de l'économie circulaire qui s'est déroulé les 24 et 25 septembre dernier à à Nantes.

Imaginer le futur... C'est un peu ce qu'on en commun l'ENSAN (l'Ecole Nationale Supérieure d'architecture de Nantes), et le recyclage des déchets. Réhabiliter, redonner vie, faire renaître. L'ENSAN a en effet accueilli le Festival de l'économie circulaire, Ceci n'est pas un déchet, initiative des associations PING et Robin Débrouille et de Stations Services.

Et son succès était au rendez-vous : plus de 2000 visiteurs ont découvert, le temps d’un week-end, comment transformer des objets en fin de vie. Pour peu qu'on ouvre l'oeil, l'alternative à la benne devient alors la réparation, le détournement, la customisation voire du compostage. Ou comment un revêtement de sol devient un sac à main. Voilà ce qu'on trouvait sur les stands ce week-end.

Au côté des ateliers de pédagogie et de sensibilisation, les acteurs locaux de l’économie circulaire s'étaient donnés rendez-vous, dans le cadre de conférences. Parmi elles, celle présentée par Flore Berlingen sur la démarche de l'association Zero Waste France (ndl zéro déchet). Zero Waste rassemble des citoyens qui veulent inciter leur collectivité à en finir avec le gaspillage et les déchets. L’anglicisme du mot Waste étant revendiqué parce qu’il signifie à la fois déchet et gaspillage, deux notions intrinsèquement liées. Car la question des déchets est transversale et relie de nombreux champs d'action, dont l’économie. « Ces rencontres ont rencontré un vif engouement », rappelle Philippe Comtesse, un des organisateur du festival, de l'association Stations Services « car les participants ont réalisé par eux-mêmes qu'une meilleure gestion de nos déchets pouvait être porteuse d’emplois. » Preuve en est : les aprioris restent tenaces et c'est d'autant plus spectaculaire lorsqu'ils se font démonter comme par l’association PING et l’étonnement non feint de certains visiteurs. « Quand un des participants réussit à faire peau neuve à des enceintes en fin de vie , son exploit suscite des applaudissements nourris ! ». Voilà qui fait mentir la fatalité de la durée de vie des appareils soumis à la contrainte de l’obsolescence programmée qui provoque inexorablement la surconsommation.

Recycler c'est aussi créer et c'est avec Re-Act que le public conquis a pu mettre la main à la couture pour réaliser ses propres sacs, pochettes et autres accessoires. Le résultat est là, très mode et personnel, avec la satisfaction d'avoir fait les choses par soi-même. Car il s’agit là bien de déconstruire nos idées reçues face aux objets qui nous entourent et d’appréhender différemment nos modes de vie. Pari réussi : cette manifestation de l’économie circulaire dont le bilan s'élève à 800 kg d'objets ré-employés, a suscité un véritable enthousiasme auprès des Nantais-e-s. Pour la prochaine édition, les organisateurs de CECI N’EST PAS UN DECHET espèrent bien réussir à convaincre, et séduire davantage encore.

Un nouveau défi­ à relever !

Ces initiatives et ces manifestations sont soutenues par les écologistes. Ainsi Ceci n'est pas un déchet a reçu la visite et le soutien marqué de Mahel Coppey, conseillère municipale à Nantes et vice-présidente de Nantes Métropole en charge de l'économie sociale et solidaire et de l'économie circulaire.

Eric Dumanchin pour les élu-e-s écologistes

mardi 4 octobre 2016

Transition énergétique : bâtissons un imaginaire commun !

Intervention au Conseil Municipal du 30 septembre 2016.


Délibération n°18 / Adoption du nouveau plan d'actions pour engager la Ville de Rezé dans la transition écologique.

M. le Maire, chers Collègues,

En cette veille d'élection présidentielle, nous sommes immergés dans une période des plus troubles. Les débats nauséabonds (Burkini, nos ancêtres les Gaulois, accueils de migrants...) fleurissent les uns après les autres et nous font craindre le pire pour 2017. L'histoire nous apprend qu'à la croisée de deux époques, le futur peut prendre des orientations bien différentes, s'éclaircir ou s'assombrir ! En 1930, Antonio GRAMSCI écrivait : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».

Dans ce contexte, il est indispensable de ré-enchanter nos concitoyens, de bâtir ensemble un imaginaire commun qui nous donnerait envie d'avoir confiance en l'avenir.

Nous, écologistes, sommes persuadés que la transition sociétale sera locale ou ne sera pas. Le plan d'action que nous présentons ce soir est le fruit de plusieurs mois de travail avec les habitants et de plusieurs années d'expérience en matière d'Agenda 21. Il s'inscrit dans la continuité des précédents mandats et affirme que la municipalité se veut un acteur audacieux et novateur d'une transition sociétale de proximité. Oui mais vers quoi ? La transition n'est pas un projet de société, mais bien un état temporaire d'un projet vers un autre. A l'heure du grand débat métropolitain sur la transition énergétique, nous proposons la mise en place d'un temps de débat au sein du conseil municipale, non pas sur la nécessité d'entrer en transition (celle-ci semble désormais partagée) mais sur l'imaginaire commun que nous souhaitons porter au sein de cette instance.

De plus, nous serons vigilants à ce que notre action politique s'inscrive également dans le souci de nos voisins, tous habitants de ce village qu'on appelle la Terre. Curieusement (ou pas) ce sont les pays qui contribuent le plus au dérèglement climatique qui en ressentiront le moins les conséquences. Il est donc de notre responsabilité de faire en sorte que notre action municipale contribue au développement des pays du sud vers une économie décarbonée, en s'inscrivant, par exemple, dans un programme de compensation de nos émissions de CO2. Cela s'appelle la solidarité climatique !


Je vous remercie de votre attention.

Julien Bouron, élu en charge de la Transition énergétique.

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