élus écologistes de Rezé

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jeudi 15 septembre 2016

CYCO VÉLO #2 : un nouveau rendez-vous le 16 septembre.

Communiqué de presse

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CYCLO VÉLO #2 : C'EST REPARTI POUR UN TOUR DU CYLO VÉLO !

Nouveau RDV du CYCLO VÉLO : Les élu-e-s écologistes de Rezé, afin de partager et d'échanger autour de l'écologie politique, vous proposent un nouveau RDV du CYCLO VÉLO. Venez vous joindre à nous vendredi prochain 16 septembre à 18h pour 1h30 de circuit très agréable par des chemins qui vous sont peut-être encore inconnus !

Pour mieux connaître sa ville : Cyclo Vélo, dont le premier RDV a eu lieu le 6 juillet dernier (quartier Hôtel de VIlle / Château), est un cycle de circuits vélo d'un nouveau genre pour mieux connaître sa ville et ces lieux d'initiatives et d'expérimentations qui sont la preuve de la dynamique écologiste à Rezé.

À la découverte de projets variés : Vendredi 16 septembre, à 18h, nous vous donnons rendez-vous à nouveau, devant le gymnase Cités Unies. Ce sera l'occasion de découvrir avec vos élu-e-s la variété des évolutions de notre ville sur le quartier de La Houssais. Vous apprécierez comment l'écologie peut s'intégrer dans ces réalisations.

RDV VENDREDI 16 SEPTEMBRE DEVANT LE GYMNASE CITES UNIES, À 18H.

arrêt Trocardière. Durée du circuit : 1h30.

contact : elusecologistesreze@gmail.com ou 06 81 16 85 88 N'hésitez pas à nous contacter pour vous inscrire. Participation libre.

mardi 30 août 2016

Dialogue citoyen, au-delà du seuil réglementaire.

Tribune de septembre 2016

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Dans une métropole fière de mettre en oeuvre de grands débats citoyens (débat Loire…), il est décevant de voir que le projet métropolitain de la chaufferie de la petite Californie crée autant de difficultés. Cet exemple doit nous guider pour l’avenir.

Quel que soit la collectivité en charge du dossier, elle ne peut plus se permettre de porter seulement de façon réglementaire des projets sans associer les riverains dès le début. Dans un contexte politique difficile où d’autres projets inutiles et imposés cristallisent les tensions, les collectivités ne sont plus considérées comme garantes de l'intérêt général. Il revient aux porteurs d’un projet de consulter les citoyens pour en légitimer l'existence voire de les associer à une co-construction.

Ainsi, nous souhaitons :

  • - Que Nantes Métropole et les communes qui la composent créent un dispositif de consultation permanent qui puisse être saisi à tout moment par les citoyens en amont d'un projet. C'est mettre à l'épreuve du débat tous les projets politiques de nos instances, et pas uniquement les plus consensuels.
  • - Que chacun s'engage à débattre dans la sérénité, la bienveillance et dans le respect des personnes, quelles que soient leurs opinions et leurs responsabilités. Ces conditions sont indispensables à la mise en place d'un dialogue sain et serein sans lequel aucune avancée ne peut être espérée.

Il faut organiser l'intelligence collective qui nous permettra de nous qualifier "d'ensemble". N’est-ce pas là le rôle de toute collectivité ?

Julien Bouron

vendredi 8 juillet 2016

Vers la Ville nature ! Des jardinières dans nos quartiers !

Vers la Ville nature : dans l'axe de sa politique DD, la Ville de Rezé a installé des jardinières dans les quartiers.

Une initiative inspirée du mouvement des incroyables comestibles et soutenue par les élus écologistes de Rezé.

Il ne reste plus qu'aux habitants de se les approprier !


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mercredi 6 juillet 2016

Des jardinières dans nos quartiers : une initiative soutenue par les élus écologistes de Rezé

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Une initiative soutenue par les élus écologistes de Rezé.

lundi 4 juillet 2016

CONFÉRENCE SUR LES MIGRANTS : INTERVENTION au CM du 24 juin 2016

Nous saluons tout d’abord tous les membres de la conférence Migrants pour l’investissement dont ils ont fait preuve et la qualité du travail qu’ils ont fourni. La question des migrants est non seulement un sujet fort sensible et délicat à aborder mais complexe également au vu des appréhensions exprimées et du contexte actuel.

Cette conférence s’est révélée être un formidable outil de dialogue citoyen dont la démarche aura permis non seulement une meilleure compréhension d’une question considérée dans sa globalité mais aussi un enrichissement mutuel. Nous saluons également l’engagement de la Ville sur un dossier qui ne relève pas uniquement de ses compétences. Cette démarche fait honneur aux valeurs d’humanisme et de solidarité que nous partageons.


Il est effectivement nécessaire d’examiner la question des migrants dans sa globalité afin d’être en mesure d’agir localement avec intelligence. L’action sur notre territoire se traduira au travers d’un véritable suivi sur le terrain avec la mise en place d’un collectif d’acteurs associatifs. Ce dernier, avec le soutien de la Ville, permettra d’agir en lien direct avec les habitants. Si la Ville prend à cœur son rôle de soutien, elle compte sur l’engagement de ses partenaires Nantes-Métropole et l’État qui apporteront leurs compétences respectives.

Il s’agit en premier lieu de répondre à l’urgence sanitaire qui découle des conditions de vie extrêmement précaires constatées sur les terrains occupés. Cependant, comme il a été formulé, la Ville se doit de réfléchir aux trajectoires résidentielles de ces familles en étant en proposition de nouvelles formes d’habitat qui soient adaptées. Cette action doit se décliner dans la temporalité.

La précarité des conditions de vies inclue parfois celle des situations personnelles et familiales. Au regard de celles-ci, nous nous devons de mettre en place le suivi et l’accompagnement adéquates face aux violences qui peuvent surgir de ces situations dans le cercle familial. Il s’agit notamment de la vulnérabilité de certaines femmes et jeunes filles qui peuvent être privées de leur libre arbitre et ainsi subir certaines violences. Nous souhaitons ainsi que les outils de prévention de santé, de sensibilisation et d’éducation sexuelle soient mis en place en lien avec des acteurs associatifs reconnus tel que le Planning Familial par exemple.

Enfin, il s’agit d’évoquer le Pacte républicain dans l’accueil et la solidarité. L’élaboration d’une charte officialisera le contrat républicain, garantissant ainsi les droits et les devoirs des familles habitants sur les terrains aménagés. Nous avons donc devant nous un grand défi à relever.

Il en va de notre responsabilité de prendre « à bras le corps » cette question dans la mesure de nos possibilités et de nos compétences en raison de l’enjeu humain et de l’évolution du contexte international.

Marie-Isabelle YAPO

Qu'il est bon d'oser en politique au service d'un projet engagé !

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En répondant aux besoins des particuliers, des entreprises et des collectivité, Oser Forêt Vivante, association implantée à Rezé, permet aux personnes en difficulté de se construire un nouvel avenir professionnel.

Un vrai projet de solidarité humaine en lien direct avec la mise en oeuvre de bonnes pratiques de culture maraîchère bio. En fait, l'écologie au service d'une démarche solidaire.

Cette belle aventure a vu le jour 1986 par l'initiative de militants engagés dans la vie associative. Ces personnes énergiques ont décidé de relever le grand défi de ne pas baisser les bras devant la montée croissante du chômage, face à l'augmentation des situations de précarité et qu’il était possible de redonner confiance, assurance, compétences et expérience à des personnes éloignées depuis longtemps du marché de l’emploi en les accompagnant dans leur parcours d’insertion sur le terrain. L’association OSER est devenue OSER FORET VIVANTE le 1er janvier 2009 en fusionnant avec Forêt Vivante, elle-même créée en 1984.

Depuis c'est un outil majeur de l’économie sociale et solidaire rezéenne voir métropolitaine dont l'équipe dynamique est soudée et engagée autour des valeurs d'humanisme et du vivre ensemble. Cette structure décline son projet autour de cinq activités riches et variées : l'insertion professionnel via les services, le chantier Forêt Vivante de collecte et trie de matériaux recyclables auprès de professionnels, le chantier maraîchage bio qui propose des paniers, l'atelier menuiserie et enfin l'atelier restauration Méli-Mélo. Oser Forêt Vivante est donc considérée, à juste titre, comme étant un acteur indispensable pour la vie économique et sociale locale.

Lors du dernier conseil d'administration, le 28 juin, il a ainsi été rappelé les axes essentiels portés par le projet associatif :

  • - Insertion par l’activité économique
  • - Économie sociale et solidaire
  • - Démarche respectueuse de l’environnement.


Le CA a également été un temps fort d'échanges avec la présence et le témoignage de cinq personnes ayant croisé le chemin d'Oser Forêt Vivante. Elles se sont exprimées sur l'évolution positive de leurs parcours d'insertion et sur l’efficacité de l’action plurielle de l’association. Cette action s'inscrit avec efficacité dans un maillage d’acteurs associatifs citoyens bénévoles et institutionnels.

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Enfin, l’évocation de la re-localisation de l’association a été l'occasion de remercier la Ville de Rezé, représentée, entre autres, par Colette Reclus. En effet, le 25 juin dernier, le conseil municipal a voté des subventions décisives en faveur de la réalisation de nouveaux locaux pour Oser Forêt Vivante. Ceux-ci étant indispensables à la bonne marche et au développement de cet acteur essentiel de l'économie sociale et solidaire locale.

Le projet que porte cette structure associative est donc le fruit d’un travail souterrain et souvent méconnu, peu relayé par les médias, où acteurs associatifs, citoyens, services de la ville et politiques engagés ont œuvré avec obstination et conviction.

Pour en savoir + sur Oser Forêt Vivante et ses activités : http://www.oser-foret-vivante.com/

vendredi 1 juillet 2016

INVITATION / CYCLO VÉLO le 6 juillet à 18h

RDV à 18h au parking place du 8 mai mercredi 6 juillet !! Le CYCLO VÉLO est un cycle de circuits vélo d'un nouveau genre, à découvrir, pour mieux connaître sa ville, ses passages méconnus et ces lieux d'initiatives et d'expérimentations écologistes qui sont la preuve de la dynamique sur ces questions à l'échelle rezéenne : C'est MERCREDI 6 JUILLET DE 18H À 19H ET C'EST GRATUIT !! INSCRIVEZ-VOUS VITE !!
contact et inscription : elusecologistesreze@gmail.com
circlovelo

mercredi 29 juin 2016

Presse Océan : Linky, la peur n'est pas justifiée

Article PO publié le 22 juin 2016 linky_presse_PO.PNG

mercredi 22 juin 2016

NDDL, ce qu'en dit Marguerite Duras...

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vendredi 10 juin 2016

Retour sur le débat Notre Dame des Landes du 9 juin à Rezé

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Hier soir, la salle du Seil semblait un peu étroite au regard des nombreux habitants qui étaient venu participer au débat sur la consultation du 26 juin pour le transfert ou non de l'aéroport à Notre Dame des Landes.

Il était question d'apporter l'éclairage nécessaire pour permettre à tout à chacun de mieux cerner les enjeux de la consultation à venir.

Des questions et des réponses pertinentes ont été échangées, enrichies par des supports vidéo de qualité et un plaidoyer pour le NON, argumenté par des intervenants de "haut vol" du monde agricole, économique et environnemental. Durant ce temps d'échange, le public était donc présent pour entendre et comprendre, permettant que les controverses soient abordées sereinement. Un apport d'éducation populaire et un bel exercice du dialogue citoyen sur un sujet d'actualité. Ce débat constructif s'est fait l'écho solidaire au NON à l'aéroport de Notre Dame des Landes qui s'exprime ici et partout ailleurs...

vendredi 3 juin 2016

À Rezé, on dit NON à NDDL !

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ACTION À REZÉ !

Le NON s'affiche en grand dans les rues de la ville.

jeudi 2 juin 2016

Concilier action locale et intérêt général …

C'est avec les petits ruisseaux qu'ont fait les grandes rivières.

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Le square rigolo, une initiative au coeur du quartier château portée par Sophie Lebaud.

De nouvelles initiatives citoyennes s'approprient l'espace public pour redonner ses droits à la nature en ville.

De l’implantation d’un composteur collectif dans un quartier, point de départ évident, au jardinage, les habitants s’investissent dans la mise en place de pratiques d’un nouveau type qui éclosent dans l’espace public : le quai de l’échouage, le jardin des Noues, le square Rigolo.

Ces initiatives apportent une nouvelle vision de l’espace public à mi-chemin entre animation de quartier et confortation de la trame verte urbaine.

Cette prise de conscience collective, en dialogue et co-construite avec la municipalité, accompagnée par les acteurs associatifs, aboutit à un projet global concret. L’action de jardiner par son impact sur l’environnement de proximité et dans les dynamiques humaines locales suscitées s’apparente à un acte politique au sens d’un engagement dans la vie de sa cité.

Ces initiatives, en phase avec la future stratégie du développement durable de la municipalité dans son volet Ville nature constituent dans ces conditions un véritable enjeu pour la Ville. Cela suppose de bouger les lignes :

  • - évoluer vers un service public de proximité pour accompagner ces nouveaux jardiniers.
  • - veiller à un impact tant humain qu’environnemental positif pour la population.

L’espace public devient ainsi un bien commun que l'on s’approprie pour mieux le partager avec les générations présentes et le préserver pour celles à venir.

Colette Reclus

vendredi 27 mai 2016

NDDL / Pourquoi un transfert de l'aéroport ?

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Éminente question que nous pouvons aujourd'hui nous poser...

Voici certains éléments à soumettre aux indécis-e-s !

1/ Plusieurs syndicats de salariés et d'agriculteurs ont pris position CONTRE le projet de NDDL, au nom du maintien et de la qualité des emplois.

En effet, l'installation d'un nouvel aéroport voudrait dire :

  • - Moins de personnels puisque le nouvel aéroport serait beaucoup plus automatisé et offrirait moins de services.
  • - La fermeture probable des aéroports limitrophes (dont celui de Rennes)
  • - La fragilisation de AIRBUS à Bouguenais avec la possible fermeture de la piste actuelle.
  • - Au moins 200 emplois détruits sur le site de NDDL et autour pour l'agriculture.


2/ Car l'aéroport actuel est suffisamment performant et contribue très fortement à l'activité et au dynamisme économiques de la région :

Sur l'aéroport actuel, une offre de destination existe déjà, tournée également à l'international. Un futur aéroport à NDDL n'élargirait pas cette offre pour autant et aurait, bien au contraire, un impact négatif sur la qualité de services. L'emplacement représente aussi un inconvénient non négligeable puisqu'il représenterait justement un éloignement certain de la métropole. Celle-ci verrait son attractivité baissée. De plus, aucune compagnie aéroportuaire n'a exprimé d'intérêt pour le transfert.


3/ Davantage de trafic routier et saturation en termes de circulation seraient à prévoir :

Cet éloignement contraindrait à tout à chacun d'utiliser sa voiture pour emprunter un périphérique déjà parfois bien saturé. La raison ? aucune liaison ferroviaire n'est incluse dans les budgets des différentes collectivités... il n'y aura donc ni tram ni train pour se rendre à Notre Dame des Landes. En ce qui concerne l'aéroport actuel, il est possible de prolonger la ligne de tram de 2km. De même, une voie ferrée longe l'installation aéroportuaire.

Aujourd'hui, nous ne savons pas sur quel projet nous devons voter... Depuis le rapport d'avril 2016 du Ministère de l'environnement, le flou persiste sur les modalités de ce projet (une piste ? deux ?) Et cela dure depuis plus de 50 ans !!

Découvrez la mobilisation contre le transfert à NDDL via 2 liens :

SÉNÉGAL / Retours de mission

Mission du 09 avril au 14 avril 2016 dans la Commune de Ronkh

Où : La commune de Ronkh : Nord-Ouest, frontière avec la république islamique de Mauritanie, Océan Atlantique sur la côte ouest : CLIQUEZ SUR LA CARTE !
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Les ressources :

Riz, Canne à sucre à Richard Toll, cultures maraichères, élevage de bovins et de caprins La Commune de Ronkh abrite environ 32 000 personnes disséminées dans 21 villages et 21 hameaux. La majorité d’entre eux sont enclavés. Construites sur des sols argileux et halomorphes des pistes les relient mais elles deviennent vite impraticables sous le poids des camions transformant ainsi le revêtement en « tôle ondulée ».

De ce fait les véhicules empruntent les pistes parallèles réservées à la traction hippomobile. Durant la saison des pluies au mois de juillet et aout les villages subissent des inondations de plus de 20 cm de niveau. L’évacuation des eaux pluviales est problématique. Nous avons été chaleureusement accueillis par le Maire de la Commune de Ronkh Tidiane N’Diaye et ses concitoyens. Bénédictions des imams, chants griotiques précédant toute prise de parole officielle et danses ont célébré avec entrain la rencontre de quatre villes partenaires. : Commercy (Meuse), Joeuf (Meurthe et Moselle) et Mont saint Martin (CU Longwy frontière belge et luxembourgeoise)fortement représentées par jeunes, acteurs associatifs et élus.
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Ce temps fort a été ponctué d’un acte majeur dans le processus de l’acte 3 de la décentralisation au Sénégal  visant à promouvoir la gouvernance locale de proximité : pose de la première pierre du centre d’état civil de la Commune de Ronkh par les maires de Rezé et Commercy.

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Participation des jeunes à la construction d’un bâtiment annexe de la mairie dédié au service de l’état civil (projet pilote à l’échelle nationale, enjeu très fort pour le nouveau maire de Ronkh / le recensement des naissances auprès de l’Etat n’étant pas généralisé en raison à l’accessibilité des services)

Nous avons parcouru la Zone Sud et avons rencontré les acteurs locaux, élus et populations.

Les activités des villages et hameaux sont rationnellement orientées vers l’élevage de caprins et de bovins (zébus) et le maraichage. L’implantation de rizières au travers de programmes d’irrigation dans la Vallée du fleuve Sénégal, véritable grenier, a impacté les modes de production des habitants qui sont devenus agro éleveurs.

Ce périple a permis de prendre la mesure des réalités vécues par les populations de ces zones arides, enclavées, sans électricité, affichant un déficit d’infrastructures  vitales.

Routes quasiment impraticables notamment durant la saison des pluies, précarité de la situation sanitaire, déficit d’écoles, pollution entre autres due à des sacs plastiques sont utilisés par les villageois afin de gérer au mieux l’écoulement des eaux pluviales. Toutefois d’ici à 2018 l’ensemble des villages de la commune auront accès à l’eau grâce à des bornes fontaines collectives et/ou des raccordements familiaux et individuels, l’assainissement par l’évacuation des eaux pluviales.

Il est important de relever que le typha est une plante endémique des rives du fleuve Sénégal devenu invasive en raison de la mise en service du barrage de Diama, près de Saint-Louis. Celui-ci a été conçu pour éviter la désertification de la vallée du fleuve Sénégal. La prolifération de ce roseau allant jusqu’à 2 mètres de hauteur a pour conséquences, la pollution des zones d’aquaculture ainsi que des zones d’élevage. De plus, les eaux stagnantes hébergent des moustiques, et d’autres vecteurs de maladies diverses (paludisme, bilharziose). Le typha rend au quotidien également les stations de pompage défectueuses posant un problème majeur à l’accès à l’eau potable pour les populations locales. Cependant, le typha s’avère être un bon isolant thermique. Il est donc possible de le reconvertir en ressource pour l’habitat (toiture et paroi murale) et, dans une logique de développement durable, d’en faire une source nouvelle d’énergie en tant qu’alternative du bois.


Enfin, il est à noter que les femmes sont fortement impliquées dans la vie sociale et économique. A ce sujet les tontines d’antan (collecte d’argent pour évènements et micro-projets) ont évolué et se sont transformées en associations villageoises d’épargne et de crédit. Ces systèmes de cotisations des particuliers permettent de financer des projets. Celles-ci ont désormais vocation à se regrouper sur le modèle de la Fédération AVEC de Ronkh, les étapes suivantes sont : Kassak, Diawar, Diatène.

Marie-Isabelle YAPO

mercredi 25 mai 2016

Didier Quéraud, nouveau président du Réseau Grand Ouest Commande publique & Développement Durable

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Le R.G.O. regroupe une centaine de collectivités territoriales sur un territoire très large : Bretagne, Pays de la Loire et Centre, mais aussi l’ancienne région Poitou-Charentes, Limousin et Basse Normandie. La plupart des grosses agglos en sont adhérentes (Nantes Métropole, Angers Loire Métropole, Rennes Métropole, St Nazaire, Poitiers, Brest, Lorient, Le Mans, La Rochelle….et Rezé !).

L’objet de ce réseau est d’accentuer l’importance des critères de Développement Durable dans les cahiers des charges des marchés publics. Chaque collectivité est représentée par un binôme élu-e / technicien-ne. Sur des thèmes choisis (par exemple les produits d’entretien), des groupes de travail pouvant réunir une vingtaine de collectivité et pilotés par l’une d’entre elle, s’attèlent à approfondir la thématique, en croisant l’analyse juridique avec les expériences et en rencontrant les fournisseurs. Un document de synthèse, reconnu de grande qualité, clôture ce travail qui dure en général un an ½, et donne lieu à une restitution « publique » à laquelle sont invitées toutes les collectivités du territoire. Ce document réservé aux collectivités adhérentes leur permet de s’approprier la réflexion menée par quelques-unes. Un forum complète les échanges et entraides mutuelles.

Cette année, le R.G.O. fêtera ses 10 ans. Il doit digérer les effets de la loi Notre, qui a vu disparaître des régions administratives adhérentes, et faire éclore nombre de communes nouvelles issues souvent de la fusion de petites communes rurales. Conforter le réseau, agréger de nouvelles collectivités territoriales pour leur transmettre les réflexes et savoirs nécessaires à une commande publique responsable, tels sont les objectifs que la nouvelle équipe s’est fixée pour l’année qui vient.


Pour aller plus loin : www.reseaugrandouest.fr

lundi 23 mai 2016

CM du 20 mai 2016 : intervention des élus écologistes sur le Festival Cinépride

Les Pays de la Loire sont souvent définies comme une collectivité progressiste et moteur de la culture, qui fait de notre région une des premières terres de festivals de France, mais depuis quelques mois (décembre environ...), elle agit curieusement et s'arroge le droit de juger de ce qui est culturellement acceptable de ce qui ne l'est pas.

Après le Hell-Fest, le festival Cinépride en a fait récemment les frais en se voyant supprimer sa subvention de 5000 € sous prétexte d'avoir programmé un débat sur la GPA en novembre 2015 ! Se voir refuser une subvention pour avoir organisé un débat ? Quelle drôle d'idée ! N'est-ce pas là l'essence même d'une association ou d'un festival de provoquer le débat ? Que vaudrait-il mieux ? Que nous soyons tous d'accord ? Que la loi fixe les sujets dont on a le droit de débattre et ceux dont l'allusion même serait source de réprimandes ? Si on suit ce raisonnement, comment la droite ose débattre des OGM ou des gaz de schistes alors que ces derniers ne sont pas autorisés en France ?

C'est là une bien drôle de façon de concevoir les libertés individuelles et collectives ! Une conception propre à une majorité régionale conservatrice, moralisatrice, passéiste et réactionnaire.

Nous, élus écologistes de Rezé, sommes donc fiers d'appartenir à une majorité qui se bat contre toutes les formes de discriminations, qu'elles soient liées à la couleur de peau, à la religion , à l'orientation sexuelle ou au genre. Nous sommes d'autant plus fiers que la décision de soutenir le festival Cinépride par une subvention (certes anecdotique mais oh combien symbolique) a été prise à l'unanimité et de manière collégiale par l'ensemble des composantes de la majorité.
Julien Bouron

CM du 20 mai 2016 : intervention des élus écologistes sur le PADD

Chers Collègues,

Ce soir, en conseil Municipal un débat d’un type nouveau se tient à Rezé. Fait marquant, pour la première fois nous sommes les acteurs d’un processus construit à l’échelle métropolitaine, le futur PLUM,  à une étape clef, la validation des grandes orientations stratégiques jusqu'à l’horizon 2030. En juin, le conseil métropolitain se prononcera dans la continuité d’un travail de construction de plus d’un an, constitué de réunions publiques, de contribution des communes et de discussions dans les 24 conseils municipaux. Déplacement, emploi et développement économique, habitat, environnement, autant dire que l’enjeu qui concerne de près notre vie quotidienne et ambitionne de prendre en compte les spécificités de chaque commune est grand !

Les élus écologistes saluent les points marquants :

- La réalisation d’une démarche d’urbanisme opérationnelle à l’échelle des 24 communes qui s’inscrit dans une volonté d’alliance et non de concurrence des territoires.

- Le parti pris du dialogue citoyen et de la concertation dans les nombreuses réunions amplifiées sur le territoire de Rezé qui vise à mettre les habitants et citoyens au centre des politiques publiques en utilisant leur expertise d’usage et leurs propositions.

- Un projet ambitieux pour faire de notre territoire une référence en matière de transition écologique, agir sur tout ce qui concourt à la réduction des gaz à effet de serre : renforcer les centralités, mutualiser les équipements, faire le choix de développer des énergies renouvelables.

Une politique volontariste de l’habitat, facilitant la mixité qu’elle soit d’usage, inter- générationnelle, des typologies de logement accessibles et adaptés au plus grand nombre, une densification intégrée dans le territoire, cohérente et maitrisée axée vers un développement qualitatif .

Renforcer l’économie métropolitaine de proximité et faire la part belle aux circuits courts et au développement de l’emploi locale avec une vigilance cependant pour veiller à un rééquilibrage nord sud de l’agglomération. De plus, la concertation a permis de faire émerger des attentes et des aspirations fortes qui constituent à notre sens des enjeux, entre autres, environnementaux : limiter l’étalement urbain, valoriser et tirer partie des espaces verts, renforcer les continuités écologiques, les liaisons douces entre les zones naturelles et valoriser les espaces naturels dans leur aspect fédérateur.

Enfin, une exigence de qualité environnementale s’affirme : faire entrer le végétal dans la ville, identifier et sensibiliser à la protection des espaces verts et protéger la biodiversité. Ces éléments sont en phase avec la mise en œuvre du travail de fond engagé par la ville de Rezé dans le cadre du projet « ville nature » décliné à travers la stratégie du développement durable.

Ils nous amènent à une grande vigilance pour anticiper la place du végétal en amont des opérations d’urbanisme. La protection de l’agriculture est aussi un enjeu rattaché au développement économique dans les propositions formulées par les citoyens. Développer les surfaces cultivables, faire une agriculture de qualité et novatrice, favoriser les circuits courts, maintenir et sanctuariser les zones agricoles sont des priorités.

Cependant, 2 points retiennent notre attention :

- Le projet d’une métropole apaisée suppose de mettre au centre le piéton et le cycliste, dans le PADD la priorité de ces modes de mobilité n’est pas prise en compte. Le passage à une une agglomération urbanisée en zone apaisée (20 ou 30km/h) est une priorité.

Par ailleurs, placer le projet d’aéroport de notre dame de Landes dans ce projet nous parait incohérent :

  • Tant du point de vue de la logique de sobriété environnementale en ce qu’il prône l’étalement urbain
  • Du point de vue de la fragilisation de l’équilibre économique nord sud qu’il accroit.
  • Du point de vue des nuisances généré par des flux de déplacements.


Excepté ces points, les grandes orientations de ce PADD font sens et nous les partageons et y prenons notre part. A nous tous de continuer ensemble cette co-construction pour adapter l’agglomération aux grands enjeux tels que la transition énergétique et qu'elle puisse faire face aux défis sociaux et écologiques qu'elle doit relever.


Colette Reclus

CM du 20 mai 2016 : intervention sur le compte administratif / budget 2015

M. le Maire, chers Collègues,

Le compte administratif montre une nouvelle fois l’esprit avec lequel la Ville est gérée : mélange équilibré d’ambition, de prudence, et de rigueur de gestion, rigueur utilisé ici dans son acception noble, et non pas connoté négativement. Permettez-nous d’ailleurs de saluer les compétences des services qui permettent ce résultat.

Quelques points ont attiré notre attention.

D’abord nous enregistrons avec satisfaction la négociation qui permet à la Ville de sortir du crédit structuré, évacuant ainsi définitivement toute dérive des intérêts de notre dette.

Ensuite, nous prenons acte de la maîtrise de la masse salariale. Mais ce qui a conduit à ce résultat nous incline à une certaine réserve. Une part de la méthode a consisté en un différé des recrutements ou des remplacements. Dans le même temps, des agents craquent pour différentes raisons. Nous avons bien noté dans le même temps une baisse des frais liés à la médecine du travail, mais pour autant il ne faut pas crier victoire et il ne faudrait pas arriver à une situation où la charge pesant sur les agents encore en poste serait telle qu’ils craqueraient à leur tour. Pour ne prendre que le service propreté par exemple, la pyramide des âges des agentes et la pénibilité de leurs missions font craindre des années difficiles quant à la limite de rupture de certaines d’entre elles. Nous attirons donc votre attention, chers collègues, pour que les conditions de travail des agents ne se dégradent pas du fait d’absences non remplacées ou de postes vacants non pourvus.

Nous pensons qu’il est pertinent d’utiliser les marges dégagées par cette bonne gestion pour basculer plus rapidement vers une nouvelle philosophie : la transition écologique mise en avant lors de notre programme municipal « fait système ». Elle nécessite un engagement financier qui nous permettra d’économiser à court ou moyen terme. Rappelons-le encore une fois : l’investissement d’aujourd’hui peut générer des économies de fonctionnement demain.

Notons enfin, que les recettes issues des droits de mutation sont plus faibles qu’attendues, dans notre commune réputée être une des plus dynamiques de l’agglo nantaise. C’est une ligne non négligeable que nous devons surveiller de près.

Nous voterons évidemment ce compte administratif.


Je vous remercie de votre attention.

Didier Quéraud

vendredi 8 avril 2016

Quand les cimetières s'ouvrent à la Ville nature

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Quand des initiatives voient le jour près de chez nous, dans nos cimetières ! Lieux de recueillement mais aussi lieux dans la ville où la présence végétale peut faire sens avec une certaine poésie.

Ces lieux de repos, ici et ailleurs, existent déjà, tels que la tombe de Cartier Bresson située a Montjustin (Gard) par exemple ... l'inspiration est là pour exprimer ses pensées aux êtres disparus.

L'initiative de Gaëlle Le Guillou

Article Ouest France du 6 mars 2016 > Lien ici

Gaëlle Le Guillou a un rire détonant et de la fantaisie à revendre. Plasticienne, la Nantaise s'intéresse à l'art funéraire. Au cimetière de la Bouteillerie, près du jardin des plantes, elle a acheté sa concession dans le carré Z. Sur laquelle elle a planté fin mai 2015 courgettes et potimarrons. « Je veux plus de vie dans ces endroits très minéraux, qu'ils soient plus chaleureux », argumente-t-elle.

Samedi, elle et les membres de l'association Big band memorial invitent les habitants du quartier à éparpiller des graines. « Le long des bordures et dans les allées, mais de manière à ce que chacun puisse accéder aux tombes », souligne Dominique Le Guillou, mère de Gaëlle. Un magnolia, un arbre à miel et un chêne y trouveront aussi leur place.

Si certains soutiennent volontiers sa démarche originale, menée dans le respect des défunts, l'artiste sait aussi que sa réflexion en gêne d'autres : « Je comprends. Cela demande des explications. » L'été dernier, elle a proposé des séances d'arrosage collectif. « Dès qu'on parle aux gens, ça change tout, constate Gaëlle Le Guillou. La peine, elle existe, mais la vie continue. Fleurir un cimetière, ce n'est pas renier la personne, c'est lui rendre hommage. »

La ville de Nantes soutient l'artiste. « Nous l'accompagnons et nous-mêmes changeons nos pratiques pour faire revenir la nature. En dix ans, la Ville a réduit de 90 % sa consommation de pesticides, mais les 10 % qui restent sont principalement utilisés dans les cimetières, notre point noir », observe-t-on au service des espaces verts.

La végétation reprend ses droits

Depuis avril dernier, plusieurs carrés de la Bouteillerie ne sont plus traités chimiquement. « Plus on amènera des plantes, plus les autres qui pousseront ici et là seront tolérées. »

Petit à petit, la végétation reprend ses droits mais ça ne plaît pas à tout le monde ! Des courriers courroucés arrivent encore sur le bureau des chefs de service pour dénoncer « ces situations irrespectueuses » dans ces lieux « considérés comme intouchables ».

Au sein des équipes de jardiniers, certains doutent. « Semer au cimetière ? On verra ce que ça donne... », avance l'un d'eux, croisé sur place.

À la Bouteillerie, des panneaux informatifs ont été installés pour expliquer que, même dans les cimetières, ça bouge.

Voir la page facebook du Big Band Memorial

Rezé Mensuel, avril 2016 : Sans vérité dans l’information, pas de démocratie

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La Déclaration d’Utilité Publique prononcée pour le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes s’est appuyée sur une « démonstration » selon laquelle la société serait gagnante. Pour cela, une étude socio-économique a conclu que ce projet rapporterait un bénéfice de 900 millions d’euros à la collectivité. Comment ce résultat a-t-il été calculé ? C’est ce que des élus ont cherché à savoir, depuis plusieurs années (1).

Mais à leurs demandes répétées, la Direction Générale de l’Aviation Civile ou le Ministère ont opposé un silence têtu. Avec l’aide de la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs), le Collectif des élus vient enfin de recevoir les documents réclamés : il n’y a rien, absolument rien dans les tableaux envoyés par le Ministère pour corroborer les 900 millions de bénéfices qui sont la base de la fameuse « utilité publique », celle selon laquelle la collectivité serait gagnante plutôt qu’en gardant l’ancien aéroport. Non seulement les options de calcul sont totalement fantaisistes, mais de plus il y a des erreurs et des mensonges énormes (des déficits transformés en bénéfices). A tel point que des médias comme le Canard Enchaîné, Mediapart ou Reporterre s’en font l’écho.

La procédure démocratique, avec les décisions de l’État ou des différentes collectivités, n’a de valeur et n’est respectable qu’au regard d’un débat honnête dès le départ ! En maquillant les chiffres, à la manière de George Orwell dans 1984, c’est une toute autre société que l’on dessine !!!


(1) CéDpa : http://aeroportnddl.fr/

Didier Quéraud

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