élus écologistes de Rezé

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lundi 3 juillet 2017

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mercredi 29 mars 2017

Rezé en Europe.

Tribune du Rezé Mensuel

#122 / Mai 2017

Oui, certains agitent la peur paralysante, angoissante, mortifère, attisent le rejet ci et là. Ce ne sont pas des postures générant des solutions fécondes et innovantes pour changer ce monde qui valse entre l’érection des murailles et l’amenuisement des frontières.

Oui, certains évoluent dans des spirales de violence, d’autres sont enserrés dans des crises sociales, économiques, politiques, écologique. Période trouble, de défiance, agitée d’injustices, de scandales récurrents de tout ordre. Pourtant nous devons avancer parfois et souvent à l’aveuglette car nos repères habituels deviennent bien fragiles...

Pourtant un formidable espace, l’Europe, a vu le jour il y a 60 ans déjà ! Vaste territoire de libre circulation, d’opportunités économiques, écologiques, niche de fonds ! Cet espace serait devenu arbitraire, cupide ? Au nord les Vertueux, au sud les Gueux ?

Nous, écologistes, ne voulons pas de cette Europe excluante ! Continuons d’œuvrer pour renforcer les bases d’une Europe saine, humaniste, solidaire ! Est-il besoin de rappeler que les séjours de volontaires en immersion à la découverte d’une culture sont prisés des jeunes gens ? La Ville de Rezé accueillera d’ici à l’été le premier Service volontaire européen en provenance d’Espagne. Les accords entre pays favorisent non seulement la mobilité des étudiants mais encore permettent la construction d’identités riches de diversité.

A Rezé même, contre le repli sur soi, nous avons besoin de plus d'Europe ! Une autre Europe !


mardi 28 mars 2017

Zéro phyto, une ambition rezéenne.

Tribune du Rezé Mensuel

#121 / Avril 2017

Jardiversité - Ville de Rezé
Jardiversité

La loi sur la transition énergétique adoptée en juillet 2015 et applicable depuis le 1er janvier 2017, affirme l’interdiction aux collectivités de pulvériser des produits chimiques, pesticides, fongicides et herbicides, dans l’espace public.

Aujourd’hui, seulement 4 000 collectivités en France ont franchi le pas. Dès 2003, par une politique ambitieuse de gestion différenciée des espaces verts et naturels, notre ville peut se vanter d’avoir sût anticiper le zéro phyto sur la majorité de l’espace public (excepté pour les cimetières).

Anticiper se conjugue au temps rezéen. L’abolition des pesticides suppose l’acquisition de nouvelles pratiques professionnelles alternatives pour les agents et se traduit au travers de l’occupation de l’espace public par les habitants et récemment avec le « permis de jardiner ».

La mise en place du Jardiversité est l’occasion pour Rezé de passer à une vitesse supérieure par la diffusion de pratiques alternatives à l’usage des pesticides à tous les citoyens. L’ambition de notre ville s’inscrit dans une politique volontariste sur la question environnemental qui doit rendre visible la convergence de toutes les initiatives citoyennes, individuelles ou collectives, vers le « zéro phyto ». L’instauration d’un temps fort autour de cette dynamique serait un signe fort. Cette émulation permettrait de développer un « maillage citoyen » empreint de solidarité en écho au maillage vert de la Commune. Car jardiner, en prenant le temps de faire avec la nature et non contre elle est un acte politique porteur d’espoir.

jeudi 9 mars 2017

Un avenir désirable … et durable

Retour sur le rassemblement PS-EELV pour la Présidentielle 2017.

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"Je veux dessiner un futur désirable." A maintes occasions, le vainqueur de la Primaire de la Belle alliance aura introduit la notion de désir dans sa campagne. A travers ce « désir », il est manifestement question d’avoir une vision éclairée, porteuse d’espoirs, en plaçant l’écologie et le dialogue citoyen en colonne vertébrale de son programme.

Ces thèmes, portés depuis des décennies par les écologistes sont définitivement ancrés dans le cadre de la campagne présidentielle grâce à l’accord Hamon-Jadot et suscitent depuis l’attention politique et médiatique. L’enjeu de l’élection présidentielle demande un souffle de fraîcheur face à l’aigreur du repli identitaire et sécuritaire. Il s’agit d’assumer un choix de société salvateur pour la France de demain.

Les propositions de Benoît Hamon se sont nourries et enrichies de nombreuses idées défendues par le mouvement écologiste; de la prise en compte de l’épuisement des ressources de la planète, du questionnement à la croissance à tout va, à l’impact de nos modes de vie sur notre environnement. L’alliance entre les Socialistes et Écologistes en est le trait d’union pour faire face aux grands enjeux qui nous attendent dès maintenant.

Dans un contexte économique et social tendu, face aux discours d’austérité répétés, il semble aujourd’hui plus que nécessaire d’y opposer un projet politique dans lequel les Français-e-s puissent y inscrire leurs désirs d’un futur partagé. "Les passions, c’est une force motrice de la politique." selon Chantal Mouffe. Avec les Écologistes dans l'équipe de campagne du candidat Benoît Hamon, c’est déjà une victoire remportée pour l’écologie politique.

Eric Dumanchin pour les élu-e-s écologistes.

lundi 6 mars 2017

Prix du logement : l’intervention publique.

Tribune du Rezé Mensuel

#120 / Mars 2017

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Dans ce monde libéral, la course au profit produit de plus en plus de pauvres.
La collectivité invente des systèmes d’allocations pour aider les plus démunis. Ces coups de pouce ont souvent un « effet de niche » et renforcent encore les profits des riches. Par exemple les aides au logement ont eu pour effet d’augmenter le montant des loyers, gonflant les poches de certains propriétaires, au lieu de donner de l’oxygène aux habitants pauvres.

Nantes Métropole s’est dotée de plusieurs sociétés d’économie mixtes qui lui permettent de juguler la spéculation et de maîtriser l’équilibre financier des grandes opérations d’aménagement. Elle cadre aussi les projets d’habitat en imposant une part de logements sociaux ou abordables. Mais nous le constatons, pour intégrer aux programmes des logements sociaux, les promoteurs tirent sans cesse vers le haut la densité des projets, tentant de rajouter un étage pour vendre plus au motif que « vous comprenez, avec les logements abordables, je ne m’y retrouve pas ».

Alors allons jusqu’au bout. Pourquoi ne pas créer des sociétés de construction publiques directement concurrentes des promoteurs, afin de maîtriser le prix d’accès des logements ? En supprimant toutes les dépenses d’un acteur libéral (communication outrancière, profits importants etc…), la «branche bâtiment» de la collectivité œuvrerait dans une construction pour l’intérêt public, aux coûts les plus justes, au profit d’un accès au logement pour tous mieux assuré.

Didier Quéraud, élu référent du quartier Hôtel de Ville. Conseiller municipal en charge des travaux des bâtiments publics. Conseiller communautaire en charge de la voirie et des réseaux.

lundi 13 février 2017

Du bruit dans l'environnement

Conseil métropolitain du 10 février 2017

Intervention de Didier Quéraud sur le Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement :
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Madame la Présidente, chers collègues

Le document qu’il nous est demandé d’approuver, en annexe de la délibération, est un document instructif à plusieurs titres. Tout d’abord il donne des éléments précis, chiffrés sur ce que sont les différents bruits, leur perception, les seuils, les impacts, et les méthodes de mesure. (Signalons, pour la petite histoire, que l’échelle de bruit détaillée dans ce document semble dater, évoquant le niveau de bruit d’un « bureau de dactylo », ou d’un « pub dansant » !

Ensuite, il nous rappelle des résultats sans surprise : le bruit routier est la principale source de pollution sonore de notre agglomération, présent sur l’ensemble du territoire le long de nombreuses voiries de notre agglomération, et l’analyse des dépassements des valeurs de seuils spécifiques par source de bruit montre celles qui sont responsables de dépassement sont principalement les routes, pour une grande part métropolitaines. Les études et les sondages le confirment régulièrement : l’exposition au bruit est l’une des nuisances à laquelle les Français sont le plus sensible. C’est un réel enjeu de santé publique. Une étude récente, publiée dans la revue spécialisée « The Lancet », menée par des chercheurs canadiens sur une période de 11 ans auprès de 6,5 millions d’habitants, vient de montrer que le fait de vivre à moins de 50 mètres d’une voie de circulation importante augmenterait le risque de développer une démence.

Ces mêmes chercheurs ont également trouvé une corrélation entre la survenue d’une démence et une exposition à long terme à deux polluants liés au trafic routier : le dioxyde d’azote et les particules fines, émises notamment par les moteurs diesels. Et oui ! la circulation routière émet aussi ces polluants qui impactent d’abord les axes routiers. Les cartes de bruit et les cartes de pollution de l’air se superposent, c’est une double peine pour les riverains ! Ces cartes, ces chiffres confortent nos politiques publiques, avec une politique d’urbanisme et du logement permettant la mise en œuvre de la ville des courtes distances, et avec une politique de déplacements donnant la priorité aux modes de déplacements alternatifs à la voiture, tout en modérant et fluidifiant les vitesses. Le PPBE le dit explicitement p 30 – est-ce un hasard ? : « le facteur vitesse intervient aussi de manière significative : une diminution de la vitesse conduit à une baisse du niveau d’émission sonore. Par exemple, la mise en place de zone 30 km/h, sous réserve qu’elle soit effective, est une mesure efficace permettant de réduire le bruit à la source, qui s’accompagne d’avantages additionnels tels l’amélioration de la sécurité routière et la fluidité du trafic. » Cependant, nous nous permettons de vous alerter, chers collègues, sur les effets néfastes qu’il y aurait à relâcher nos ambitions en matière de stationnement, ainsi qu’il a été travaillé lors du dernier séminaire qui traitait de ce sujet. Ne pas contraindre plus la question du stationnement inciterait d’autant moins nos concitoyens à modifier leur comportement en termes de transports et cela pourrait avoir des effets contraires aux efforts déployés pour lutter contre le bruit. Enfin, le PPBE se fixe comme objectif de préparer la prochaine mise à jour des Cartes de Bruit Stratégiques, prévue par la réglementation tous les 5 ans. C’est ici l’occasion de rappeler, comme l’avait fait mon collègue Ronan Dantec lors du vote des Cartes de Bruit Stratégique en juin 2015, que la carte du plan de gêne sonore de l’aéroport date de 2004. La DGAC, pourtant mise en demeure par l’autorité indépendante de contrôle des nuisances aéroportuaires, l’ACNUSA, n’a toujours pas réalisé cette mise à jour cartographique ! Nous avons bien noté que Nantes Métropole peut en demander l’actualisation à la Commission Consultative de l’Environnement. Nous nous associerons à cette demande.

Merci pour votre attention.

mardi 7 février 2017

L'environnement ça commence à bien faire !

Tribune RM de février 2017

C'est par cette petite phrase que Nicolas SARKOZY s'adressait aux agriculteurs de la FNSEA en 2011 et depuis, malheureusement, même après avoir été évincé de la course à la présidentielle, il semble entendu par une majorité de la classe politique.

Partout en France, les financements des collectivités dédiés à la protection de la nature connaissent des baisses inédites. L'un des exemples les plus frappants se passe en région Rhône-Alpes-Auvergne où le nouveau président, Laurent WAUQUIEZ, a décidé d'une baisse draconienne des aides aux associations environnementales (-50% en moyenne) pour permettre un financement de 3 millions d'euros... à la fédération régionale des chasseurs... afin de faire de l'éducation à l'environnement.

Mais nous ne sommes pas épargnés. Près de nous, des coupes budgétaires importantes ont lieu concernant les politiques environnementales. Ainsi, l'association Bretagne Vivante avec laquelle la ville de Rezé travaille pour la sauvegarde d'espèces en danger sur son territoire doit se séparer de 9 de ses salariés. En cause, une baisse conséquente des financements des départements sur des missions pourtant indispensables à la sauvegarde de milieux naturels sensibles.

Cette indifférence à l'égard de l'environnement se révèle encore plus en cette période pré-électorale. Le débat politique à l'approche de la présidentielle 2017 ignore totalement cette question. Pourtant, si la biodiversité continue à diminuer aussi vite que les températures de notre planète augmentent, nous ne compterons pas les dégâts uniquement en points de chômage, mais en millions de morts.

Il est donc, aujourd'hui plus que jamais, indispensable que les collectivités mettent en place les moyens nécessaires à la protection de la nature, notre bien commun le plus précieux, au lieu de mettre au chômage ceux qui travaillaient à sa préservation !

Julien Bouron, élu subdélégué en charge de la Transition Energétique.

lundi 6 février 2017

Conseil Municipal du 3 février 2017 : Débat d'Orientation Budgétaire / Intervention de Julien Bouron

Conseil Municipal du 3 février 2017

Débat d'Orientation Budgétaire

Intervention de Julien Bouron
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M. le Maire, chers Collègues,


Nous avons des défis à relever : nous n’en citerons que deux, la défense du « vivre ensemble » avec son cortège d’actions de solidarité, et la transition écologique. Au titre de la collectivité, nous avons le devoir de répondre à ces deux défis, mais nous devons y répondre conjointement.

La Ville œuvre déjà dans ces deux domaines, mais nous profitons de ce débat pour dire notre sentiment que nous devons faire plus. La transition écologique d’abord, n’est pas un caprice d’écolo. Il suffit pour s’en convaincre de lister les derniers évènements climatologiques et leurs conséquences, que ce soit sur les déplacements de population ou les mutations économiques. C’étaient nos prévisions d’il y a 20 ans. Cette transition écologique doit se mener de façon systémique, et pas seulement en programmant une action par ci par là, fût-elle louable. Au même titre que nous évaluons systématiquement les dépenses dans nos nouveaux projets, nous devons évaluer ce que ces projets nous coûtent en consommation énergétique, directe, ou indirecte. A chaque nouveau projet, nous devons prendre conscience de la consommation supplémentaire que cela engendre, et nous devons nous interroger où nous devons faire d’autant plus d’efforts. Aujourd’hui, la seule intervention sur la rénovation des bâtiments ou le changement des systèmes techniques ne suffit pas. Il nous faut faire preuve de sobriété certes mais de sobriété heureuse. Nous pouvons dessiner la Ville de demain, tournée vers un avenir désirable et durable.

Il nous faut impliquer les usagers de façon beaucoup plus forte, qu’ils soient agents de la ville ou habitants. Avec des budgets participatifs plus conséquents à l’instar de la Ville de Grenoble, nous pourrions promouvoir des projets innovants et solidaires. Plutôt que de subir, innovons dans la co-élaboration citoyenne.

Avec la Ville nature, il nous faut conforter notre démarche. Jardiversité doit insuffler son énergie sur l’ensemble du territoire rezéen afin d’enrichir et de préserver les corridors écologiques. Comme nous l’avons fait pour la biodiversité avec la magnifique mutation du pôle horticole, nous devons responsabiliser les membres du monde associatif, tous domaines confondus, sports, culture, éducation populaire, ou éducation tout court, et même solidarité. Notre proposition est de lier les aides de la ville aux efforts de maîtrise des consommations par les acteurs que nous aidons. Pour cela, la transition énergétique doit être l’affaire de tous les services de la Ville.

Nous avons été par deux fois primés comme Territoire à Energie Positive. Le million d’€uros reçu va fort opportunément compléter nos investissements pour maîtriser encore plus nos consommations et entraîner avec nous la population sur ce chemin vertueux. Mais si nous ne voulons pas naviguer à vue, nous avons besoin d’évaluer si nos actions sont payantes, et avec quelle amplitude. A l’instar des questions d’accessibilité par exemple, ou du rapport social présenté en CHS, nous proposons de publier un rapport annuel qui dresserait le bilan de nos actions en matière de transition énergétique, un tableau de bord qui montrera, indicateurs à l’appui, le chemin parcouru mais surtout ce qu’il reste à parcourir : quels moyens mettons nous, en termes financiers ou humains, quels secteurs nous touchons, quels sont les effets, est-ce que la dépense publique est efficiente.

Dans deux domaines précis, en nous appuyant sur une recherche de coopération ou de mutualisation telles qu’évoquées à la 2ème délibération, nous proposons de pousser le bouchon plus loin. De nouveaux rapports sur l’état des centrales nucléaires et le coût de leur démantèlement font craindre le pire en matière de prix de l’énergie. Basculons la totalité de nos contrats sur l’énergie renouvelable, avec des opérateurs beaucoup plus fréquentables, afin de fiabiliser nos dépenses. Dans le domaine de nos achats pour la cuisine centrale, profitons des aubaines de mutualisation pour augmenter la part du bio et des circuits courts. D’une part nous assurerons directement la santé des convives, nous préserverons la planète et nous doperons les emplois de l’agriculture péri-urbaine.

Le vivre ensemble, attaqué de toute part, doit recueillir notre attention, avec l’humilité de penser que nous ne ferons jamais qu’atténuer les effets néfastes d’une société en crise. Sur la question de la ville apaisée, nous réaffirmons notre souhait le plus cher d’atteindre l’objectif de passer la ville à 30 km/h, et pas une autre vitesse. 30 km/h, outre que c’est la vitesse retenue par les statisticiens pour garantir l’intégrité des personnes vulnérables, c’est la vitesse prévue par le Code de la Route qui s’accompagne d’un arsenal d’autres dispositifs qui renforcent l’apaisement. Toute autre vitesse nous priverait de cet accompagnement et nous emmènerait loin d’un objectif de lisibilité recherché.

La question de la vidéosurveillance a été évoquée tout à l’heure lors du schéma de mutualisation avec Nantes Métropole. Nous, écologistes, sommes convaincus que ce dispositif est inopérant et très gourmand en deniers publics. Nous devons travailler la question de la sécurité autrement, en renforçant le maillage relationnel entre les habitants dans une approche de médiation avec la police de proximité.

Dans les deux cas, les échanges avec la population doivent être menés avec conviction et courage, sans céder aux sirènes populistes. Si nous sommes convaincus qu’il y a une voie à prendre, il faut la préparer avec soin, et faire œuvre d’une pédagogie redoublée.

Nous avons par ailleurs des coopérations avec le Sahara occidental et la Palestine. Ces territoires ont en commun d’être spoliés par leurs voisins. D’une part parce que l’Europe a reconnu que l’aide qu’elle apportait au Sahara occidental ne saurait profiter au Maroc, d’autre part parce que l’ONU a enfin reconnu l’illégalité des colonies en Cisjordanie. 2017 est une année opportune pour affirmer encore plus notre soutien à ces populations.

En matière de transition énergétique, l’association Négawatt propose un scénario qui vise l’autonomie de la France en trois étapes : la sobriété, l’efficacité, et pour le reste des besoins à couvrir, les énergies renouvelables. A quelque chose près c’est le chemin que nous devons suivre avec la Ville.

Je vous remercie de votre attention.

Conseil Municipal du 3 février 2017 : Mutualisation intercommunale / Intervention de Didier Quéraud sur le Schéma de mutualisation et de coopération

Conseil Municipal – 3 février 2017

Délibération n° 2 : Schéma de mutualisation et de coopération

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Intervention de : Didier QUERAUD

Depuis 15 ans maintenant, Nantes Métropole s'est engagée dans la mutualisation intercommunale. Pour les élus écologistes, la mutualisation est un acte qui permet de réduire les coûts d'investissement et de fonctionnement mais c'est surtout un levier pour permettre plus de solidarité entre les habitants et plus de cohérence dans la gestion des territoires. C'est faire profiter l'ensemble des populations de compétences plus importantes, d'un élargissement des moyens, voire de volontés plus affirmées dans telle ou telle collectivité. C'est faire un pas de plus dans le fait métropolitain, pour le bien de tous.


Récemment avec la convention cadre d’achat d’électricité, ce travail en commun a permis un bond en avant à la fois qualitatif et quantitatif sur le type d'électricité achetée, permettant à la métropole et aux communes de répondre aux nécessités de la transition énergétique.


Nous apprécions que cette philosophie de mutualisation ne s'impose pas au forceps. Sa mise en œuvre s'accompagne d'une souplesse qui permet aux communes, suivant qu'elles y sont prêtes ou pas en fonction de leurs priorités ou de leur histoire, d'y rentrer de plein pied ou non. De la même façon, une mutualisation "centralisée" animée par Nantes Métropole se double de mutualisations directes entre communes. Le lien qui lie Couëron et Rezé pour la fourniture de repas pendant l'été en est un exemple très facile à dupliquer.


Une coopération entre les cuisines centrales ouvrirait des pistes multiples : meilleure rationalisation de la logistique et de la production de repas, sécurisation des pratiques d'achats de denrées, groupements de commandes pour, à l'instar de l'énergie, permettre de s'approvisionner en produits de meilleure qualité sans augmenter la dépense publique.
Arrêtons-nous un instant sur ce sujet. Un des concepts "à la mode" pour notre alimentation, mais qui a des enjeux structurants, c'est la question des circuits courts. La mutualisation doit permettre aux communes qui le souhaitent de s'approvisionner auprès de producteurs locaux, en utilisant au mieux la réforme des marchés publics et en sécurisant juridiquement leurs achats. Elle devrait permettre aussi aux communes de répondre plus facilement aux différentes contraintes sur les régimes différenciés, en particulier sur les intolérances alimentaires.


De même, la mutualisation d'un conseil en énergie partagée avec le soutien de l'ADEME représente quant à elle un signal fort à l'heure du Grand Débat sur la Transition Energétique.

 

Pour les élu-e-s écologistes et citoyens, la mutualisation intercommunale doit cibler avant tout les domaines qui font consensus.


Merci pour votre attention.

jeudi 2 février 2017

Appel aux candidats de la présidentielle : généralisons le bio !

Un appel aux candidats à la Présidentielle est lancé ! Pour une agriculture bio et une alimentation d’intérêt général.

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Cet appel, rédigé sous forme de pacte ou de contrat social par 3 instances militantes (SYNABIO, La FNAB et la section bio de COOP DE France) pour l’agriculture biologique tend à se diffuser auprès des élus afin qu’ils soutiennent cette démarche.
L’ambition est clairement revendiquée : faire de la France le premier pays bio en Europe !
Ces associations partent d’un même constat, celui d’un très net appauvrissement des agriculteurs en contraste avec les grandes possibilités qu’offrent les filières du bio. Il s’agit de favoriser la conversion généralisée au bio et de porter ce sujet dans le débat de l’élection présidentielle. Pour les élus écologistes de Rezé, il est plus que nécessaire de soutenir cette initiative et de la relayer. Il nous faut également contribuer à ce que ce parte soit présenté à l'ensemble des candidats à la Présidentielle !
Pacte_bio.pdf : Si vous êtes élus, cliquez ici pour télécharger l'appel à signer !

jeudi 12 janvier 2017

Fabrique Rezéenne : pour une ville apaisée à 30 km/h !

Atelier des mobilités partagées : pour une ville à 30 km/h

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L’idée de généraliser la limitation de la vitesse à 30 km/h sur l’ensemble de la commune (à l’exception de quelques axes qui doivent rester….exceptionnels) est une action phare de la Fabrique rezéenne. En dehors des comportements délinquants, un-e automobiliste sincère et respectueux a de quoi se tromper sur la vitesse autorisée, tant celle-ci change sans arrêt en fonction de l’itinéraire emprunté. La généralisation a pour avantage de rendre plus lisible la limite autorisée, dès l’entrée dans la ville jusqu’à sa sortie.

Rappelons rapidement quelques intérêts directs de cette vitesse limite :

statistiquement, cette faible vitesse permet d’être quasiment sûr qu’un choc n’a pas de conséquence irréversible sur la victime (handicap ou décès), les nuisances sonores sont amoindries, la qualité de vie des usagers et riverains est donc améliorée, cette faible vitesse incite d’autant plus les reports modaux : d’une part parce que si la durée d’un trajet en voiture est le même qu’en vélo ou en transport en commun, on se pose moins de question pour changer de comportement, d’autre part parce que le plus grand sentiment de sécurité aide des citoyens à enfourcher le vélo en levant le frein de leur peur.

D’autres intérêts plus indirects découlent de cette généralisation :

si la part modale vers la marche ou le vélo augmente, elle aura une incidence directe sur la consommation de carburant (lutte contre le réchauffement climatique), évidemment sur la pollution, et donc sur une amélioration de la santé publique (particules fines en particulier). on peut aussi légitimement penser qu’un certain nombre de familles se sépareront de leur deuxième voiture, avec une incidence positive sur la question du stationnement. Enfin, et ce n’est pas le moindre, la « vision » de la Ville change totalement et les aménagements qui en découlent sont structurants pour bâtir une ville où il fait bon vivre. Les zones der rencontres dans les quartiers touristiques en sont des illustrations parfaites. Les rapports humains générés par les circulations douces sont plus fluides et fréquents : il est très facile de s’échanger quelques mots, qu’on soit à pied ou en vélo. Le type de déplacements modifie en profondeur la relation entre les habitants.

Dernièrement, le Maire a évoqué une vitesse à 40 km/h lors d’une conférence de presse, sans d’ailleurs que les élu-es de la majorité n’aient été consultés, prétextant que 30 km/h c’était quand même difficile à tenir. Passons sur l’argument selon lequel il ne faudrait pas trop toucher aux habitudes. Cette proposition n’a surtout pas de sens car elle sera déconnectée de la réglementation. Dans le Code de la Route, les zones 30 km/h sont clairement définies. Elles permettent, de façon réglementaire, de généraliser les priorités à droite et les contre-sens cyclables (qui là encore suppriment les détours en vélo et incitent donc à l’utiliser). Si la vitesse appliquée sort de ce champ prévu, il n’est plus possible d’appliquer les dispositions connexes. Pour toutes ces raisons, les élus écologistes soutiennent avec force le projet de ville à 30 km/h.

Anecdote : cette proposition a été émise par un élu écologiste, un peu sous forme de boutade, lors d’une réunion banale avec le Pôle de Nantes Métropole. Reprise « à chaud » par le Maire, elle a ensuite été partagée et travaillée avec évidemment en ligne de mire l’exemple de Grenoble, pour finalement être évoquée dans les 30 mesures de la Fabrique rezéenne. Portée par Rezé, elle est pour l’instant tempérée par la Direction centrale de Nantes Métropole, qui veut vérifier son niveau de viabilité, et craint des effets pervers à l’échelle de la métropole entière. Par contre, le Pôle qui est chargé de sa mise en œuvre technique a déjà évalué le calendrier de mise en œuvre possible, les impacts sur la signalétique et les aménagements, ainsi que les impacts financiers. D’un point de vue réglementaires, la décision est du seul ressort du Maire qui peut prendre les arrêtés nécessaires. Notons enfin, qu’au départ il était prévu que Rezé soit pionnière dans l’ouest sur le sujet. Aujourd’hui, il est seulement inscrit de favoriser la concertation et la sensibilisation des habitants….Bonjour la marche arrière !
Didier Quéraud, élu référent du quartier Hôtel de Ville. conseiller métropolitain et conseiller municipal en charge des Travaux sur les bâtiments de la ville.

La Vallée solidaire

Retour sur la mobilisation citoyenne à Breil-sur-Roya.

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Si on entend parler de la vallée de la Roya, ce n’est pas pour son attrait touristique.

Depuis 2015, cette vallée, située entre Nice et la frontière italienne, voit l’arrivée de migrants en provenance du camp de la Croix-Rouge à Vintimille, de l’autre côté de la frontière. Vintimille est une sorte de Calais, un espace surchargé qui ne peut être une destination en soi. Comme les passages par les autres accès sont devenus difficiles, ceux, qui ont fui la dure réalité de leur pays, traversent la frontière par la montagne pour arriver à Breil-sur-Roya, côté français. Après 6h de marche, de jeunes hommes, des femmes ainsi que de nombreux enfants, venus pour la plupart d’Erythrée, arrivent le plus souvent épuisés ayant bravé le froid qui s’est installé ces derniers temps. Face à cette situation, des habitants se sont organisés pour accueillir ces migrants en dépit des menaces de poursuites judiciaires. Et celles-ci sont bien réelles.

Ainsi, plusieurs habitants comparaissent devant les tribunaux. Si Pierre-Alain Mannoni a été acquitté à Nice, le 23 novembre dernier, pour avoir véhiculé et voulu héberger trois jeunes femmes afin de préserver leur dignité, le sort d’autres citoyens reste en suspend, tel celui de Cédric Herrou. Ce dernier est poursuivi pour avoir accueilli une douzaine de mineurs isolés. Il risque 5 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. En conséquence de cette situation judiciaire, un collectif de soutien a vu le jour, Roya Citoyenne.

Et c’est aussi sur le terrain politique que les tensions s’exacerbent. En effet, un véritable duel a vu le jour entre les habitants de la vallée et des élus LR dont Eric Ciotti et Christian Estrosi en tête (et respectivement président du conseil général des Alpes Maritimes et président de la région PACA). Eric Ciotti a, par ailleurs, porté plainte contre le collectif de soutien regroupant plus de 250 habitants qu’il considère comme étant « une poignée d’activistes ». Dès lors, certains politiques intimident, menacent et dénoncent des hommes et des femmes qui ont choisi de poser des actes responsables pour préserver l'intégrité de leurs semblables. Les habitants de cette vallée solidaire sont avant tout des humains investis en action qui refusent de céder à l’indifférence devant la détresse.

"Aujourd'hui en France, sachez-le, on a le droit d'héberger, on a le droit de nourrir, on a le droit de sauver des gens qui sont dans la détresse, on a le droit de les transporter chez soi lorsque les conditions sont nécessaires pour préserver leur dignité et leur intégrité physique", déclarait Pierre-Alain Mannoni. La suite des évènements pourrait-elle lui donner raison ? La notion de solidarité est au cœur de la question.

Eric Dumanchin pour les élu-e-s écologistes.

Les richesses du Château

Tribune du Rezé Mensuel n°118 / Janvier 2017

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L'ancien château de Rezé, actuellement place François Mitterrand. Archive de la Ville de Rezé.

La zone d’aménagement concertée est une aubaine pour le quartier du Château regroupant 10 % de la population rezéenne la moins aisée sur le plan matériel mais riche sur le plan humain. Ils sont nombreux, dont des familles monoparentales, à vivre dans le parc du feu Château de la famille de Monti. Parfois parachutés au gré des circonstances de la vie, qui d’un divorce, qui d’un exil, qui d’un licenciement, les habitants se côtoient sans parfois se connaitre.

Assurer alors son quotidien est si prégnant que le temps peut faire défaut à chacun pour s’investir dans des activités de voisins. Si la maladie, le chômage, la solitude enserrent tout aussi fréquemment de nombreux « Châtelains » ; il n’en demeure pas moins que les habitants, les commerçants, les acteurs et partenaires professionnels et institutionnels ne manquent pas de courage pour initier un changement dans les façons de s’approprier l’espace en faisant ensemble.

Nous, élus écologistes, soutenons ces actions qui contribuent à partager des savoirs dans l’échange et l’entraide. Formidable opportunité de remodeler des espaces de ce quartier. Formidable opportunité de repenser son organisation en réintroduisant des espaces naturels dans ce lieu minéral.

La Ville impulse la participation des habitants à ce processus de transformation dont l’horizon peut sembler lointain d’ici à 2030. Toutefois le projet ne se limite pas à quelques coups de taloche sur des murs décrépis mais il prend en compte la réalité contextuelle pour dynamiser d’autres manières de vivre … en heureux « châtelains ».
Marie-Isabelle Yapo, élue référente du quartier Château.

En charge du suivi des relations avec le Sénégal, le Sahara occidental.

lundi 19 décembre 2016

Coopération et mutualisation entre les communes de Nantes Métropole : intervention de Didier Quéraud

16 décembre 2016

Madame la présidente, Cher-e-s collègues,

Depuis 15 ans maintenant, Nantes Métropole s'engage dans la mutualisation intercommunale. Pour les élus écologistes et citoyens, la mutualisation est certes un acte qui permet de réduire les coûts d'investissement et de fonctionnement mais c'est surtout un levier pour permettre plus de solidarités entre les habitants et plus de cohérence dans la gestion des territoires. C'est faire profiter l'ensemble des populations de compétences plus importantes, d'un élargissement des moyens, voire de volontés plus affirmées dans telle ou telle collectivité. C'est faire un pas de plus dans le fait métropolitain, pour le bien de tous.
C’est cette communauté de vue métropolitaine qui nous permet aujourd’hui de bénéficier d’un équilibre intercommunal dans l'habitat social ou dans les transports collectifs. Plus récemment avec la convention cadre d’achat d’électricité, ce travail en commun a permis un bond en avant à la fois qualitatif et quantitatif sur le type d'électricité achetée, permettant à la métropole et aux communes de répondre aux nécessités de la transition énergétique.

Ce qui nous paraît intéressant aussi, c'est que cette philosophie de mutualisation ne s'impose pas au forceps. Sa mise en oeuvre s'accompagne d'une souplesse qui permet aux communes, suivant qu'elles y sont prêtes ou pas en fonctions de leurs priorités ou de leur histoire, d'y rentrer de plein pieds ou pas. De la même façon, une mutualisation "centralisée" animée par Nantes Métropole se double de mutualisations directes entre communes, prouvant s'il en était votre esprit généralisé, chers collègues, d'oeuvrer encore plus pour le bien de nos concitoyens, en s'affranchissant des frontières communales. Le lien qui lie Couëron et Rezé pour la fourniture de repas pendant l'été, quand les volumes à fournir à Couëron ne sont pas suffisants pour maintenir l'activité directe de sa cuisine, en est un exemple très facile à dupliquer.

Une coopération entre les cuisines centrales ouvrirait des pistes multiples : meilleure rationalisation de la logistique et de la production de repas à destination de nos restaurants scolaires, sécurisation des pratiques d'achats de denrées, groupements de commandes pour, à l'instar de l'énergie, pemettre de s'approvisionner en produits de meilleure qualité sans augmenter la dépense publique. Arrêtons un instant sur ce sujet. Un des enjeux "à la mode" de notre alimentation, mais qui a des enjeux structurants, c'est la question des circuits courts. La mutualisation doit permettre aux communes qui le souhaitent de s'approvisionner auprès de producteurs locaux, en utilisant au mieux la réforme des marchés publics et en sécurisant juridiquement leur achat. Elle devrait permettre aussi aux communes de répondre plus facilement aux différentes contraintes sur les régimes différenciés, en particulier sur les intolérances alimentaires.

De même, la mutualisation d'un conseil en énergie partagé avec le soutien de l'ADEME représente quant à elle un signal fort à l'heure du Grand Débat sur la Transition Energétique. Elle permettra d'aider notamment les plus petites communes de l'agglomération, à contribuer à notre objectif métropolitain de réduction des émissions de CO2.

En ce qui concerne la création d'un centre de supervision urbaine qui a pour objectif de déployer la vidéosurveillance dans les communes qui en font la demande, nous notons que la délibération précise qu'il n'y a pas de scenario envisagé actuellement.

Nous pensons que la vidéosurveillance est une réponse inefficace, or nous savons qu'elle est très gourmande en budget dans cette période où l'argent public est rare.

Pour les élu-e-s écologistes et citoyens, la mutualisation et la coopération intercommunale doit reposer avant tout sur la base du consensus et non pas sur des questions qui divisent. Or cette question est loin de faire l'unanimité au sein de notre assemblée.

Merci pour votre attention,

Didier Quéraud, élu communautaire en charge de la Voirie.

CSC : pour une équité de fait

Conseil Municipal du 16 décembre 2016

Intervention sur les conventions de partenariat et d’objectifs entre la Ville et les CSC. D. 21 à 24.


M. le Maire, chers collègues,

Renouveler cette convention était devenue nécessaire parce que le statut particulier des CSC l’exige. Rappelons que les CSC ne sont ni une association de délégation de service public ni une association privée indépendante, et n’ont donc pas pour vocation à maîtriser totalement leurs choix et orientations. Formaliser, de nouveau, ce partenariat est donc dans l’intérêt de tous — Ville comme CSC.

Par l’objectivation des intérêts locaux partagés, par la transparence totale des moyens mis à disposition par la ville, autant directement qu’indirectement, par l’engagement des dirigeants et bénévoles des CSC, qui mériterait d’être souligné et lui aussi formalisé. Ainsi, cette convention est une avancée positive tant par sa construction, fruit d’une véritable concertation, que par son esprit basé sur la confiance et la solidarité comme cela est souligné en fin de page 2 de cette convention.

Mais cette convention dépasse le seul enjeu des relations entre la Ville et les seuls CSC. Les associations, en relation continue et systémique avec la Ville, sont, pour certaines, dans une approche similaire aux CSC en matière d’éducation populaire. Par souci d’équité, cette convention doit ainsi approfondir et étendre plus largement le champ relationnel entre la Ville et ces dites associations. D’une part, parce que celles-ci peuvent porter des convictions et des valeurs en résonance avec celles promues par la Ville; et d’autres parts, parce qu’elles peuvent aussi porter un projet social, qui, même partiellement et avec plus ou moins de degrés, contribuent par leur pratique réelle à l’intérêt général.

Les élus écologistes se réjouissent de la signature de cette convention et voteront cette délibération.

Je vous remercie de votre attention.

Colette Reclus, élue Adjointe des quartiers Est (Pont-Rousseau-Blordière), en charge de la politique des espaces verts et naturels.

vendredi 9 décembre 2016

LA FABRIQUE REZEENNE / 1 / La Ville nature

Notre regard sur la Fabrique rezéenne :

Les élu-e-s écologistes de Rezé reviennent chaque mois sur ce que contient la Fabrique rezéenne. Découvrez notre regard et nos propositions.

Pour un JARDIVERSITE, HORS LES MURS

Une synergie créative à la rencontre des Rezéens.


Jardiversité - Ville de Rezé

Si notre ville recense 176 hectares d'espaces verts, cela ne peut être le fruit du hasard. La nature gagne en intérêt sur le territoire au travers de l’enthousiasme des habitants pour le jardinage. De ce fait, on ne peut qu’encourager ce mouvement dans le but d’un renforcement des corridors écologiques. Des réservoirs de nature qui s’étoffent et s’enrichissent en biodiversité, se reliant mutuellement par leurs extensions, offrent un accueil adapté à de nombreuses espèces.

Mais ce mouvement peut s’accompagner également par la dynamique tripartite portée par la Ville, les promoteurs et les bailleurs. Intégrer un volet « urbanisme végétalisé » au cœur des projets d’urbanisme et inciter les bailleurs sociaux à introduire des espaces à jardiner sont les clés d’un aménagement urbain durable.

Par ailleurs, d’autres démarches existent. Le projet des jardins partagés des Trois moulins est l’illustration de la démarche expérimentale qui peut émerger de partenariats divers. En l’occurrence, le concours concerté de l’entreprise Nature et Aliments et la collaboration pédagogique de l’association ECOS. La cohérence de la démarche est le fruit de la convergence des aspirations de chacun. Un bilan très positif du point de vue de la dynamique et de l’émulation crée ainsi que du lien social émergeant du projet.

Jardiversité, ouvert depuis le 8 octobre, nouveau jardin pédagogique de Rezé, peut être un outil ambitieux pour développer la nature en ville. Il offre la possibilité d’être un point de convergences pour les initiatives plurielles qui existent, éparses sur la commune.

Ainsi, dans le cadre de la Fabrique rezéenne, les élus écologistes proposent la mise en place d’un évènement, dont l’ancrage serait Jardiversité, fédérant l’ensemble des initiatives et expérimentations du territoire rezéen dans une logique de mutualisation. Au travers d’un parcours clairement identifié et signalé, les habitants et les différents acteurs associatifs et institutionnels trouveraient ainsi l’occasion de se rencontrer et d’échanger autour de la Ville nature. Cette mise en réseau, telle un maillage des initiatives, se ferait ainsi le pendant du maillage de la trame verte et bleue à développer à Rezé. Tout en promouvant le jardin pédagogique et son pôle ressources, la création d’un temps évènementiel « Jardiversité, hors les murs » offrirait aussi la possibilité de rendre visibles les nombreux espaces de nature et d’expérimentation citoyenne, riches mais méconnus, en les connectant les uns aux autres dans le cadre de ce parcours découverte.

Dans un souci de service public, nous avons à cœur de révéler et de rendre accessibles à tout un chacun les nombreux espaces verts. Il s’agit de montrer aux Rezéens la cohérence des initiatives locales et de fédérer ces dernières autour d’un évènement dans une logique de synergie créative.

Contre les violences sexistes, l'égalité réelle.

Retour sur la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre.
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>>> Voir la vidéo du rassemblement du 25 novembre à Nantes auquel à participé Colette Reclus.

Instaurée par l'ONU en 1999 et fixée un 25 novembre, en référence aux meurtres des sœurs Mirabal, la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a été l’occasion d’un rassemblement important à Nantes. Colette Reclus, féministe engagée, s’était jointe à cette marche teintée de gravité et de force, organisée par l’Espace Simone de Beauvoir.

En France, en moyenne, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou ex-compagnon (122 femmes décédées en 2015) et 216 000 femmes sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire. Seulement 14% portent plainte.

Selon la Banque mondiale, le risque de violence conjugale et de viol est plus fort pour les femmes de 15 à 44 ans que le risque de cancer, d'accidents de la route, de guerre et du paludisme réunis. D'après ses calculs, si l'on ajoute les tentatives de viols, ce sont près de 20% des femmes qui risquent de subir un viol ou une tentative d'agression sexuelle dans le monde. En France, cela concerne 84 000 femmes âgées de 18 à 75 ans, chaque année, en moyenne 53% des viols sont commis par un proche ou une connaissance et 37% par le conjoint.

Si l’on considère que les violences que rencontrent de nombreuses femmes découlent, entre autres, du regard d’une partie de la société sur celles-ci, alors, nous ne pouvons que nous interroger sur la place qui leur est accordée. Ainsi se pose la question de l’égalité entre les hommes et les femmes.

Que ce soit relatif aux études et par la suite aux orientations professionnelles ; force est de constater que les femmes empruntent peu les même chemins que les hommes. Les valeurs d’éducation et la non-pluralité des choix proposés à de nombreux enfants n’y est pas étranger. Les conséquences dans notre société sont visibles, si on y regarde à deux fois. Ainsi, dans les entreprises ou dans la haute fonction publique, les femmes restent très minoritaires aux postes de direction. Dans la majorité des mouvements politiques, les femmes doivent particulièrement s’émanciper du regard et du comportement sexistes et où elles sont, aujourd’hui encore, sous-représentées. Des instances, telles que l’Assemblée Nationale ou le Sénat sont là pour l'illustrer.

Ce qu’on nomme la parité n’est pas respectée dans la plupart des cercles et milieux d’activités. Bien que proportionnellement plus nombreuses que les hommes à accéder aux études supérieures, les femmes demeurent moins présentes dans les filières les plus cotées, subissent davantage le chômage et le temps partiel non choisi. L’écart des salaires moyens se perpétue.

Il est donc essentiel de rester vigilant-e-s à toutes attaques portées aux droits durement acquis. A l’approche d’une échéance électorale d’importance qu’est l’élection présidentielle, les mots et déclarations proférées pèsent de leur poids. Car si « l’avortement n’est pas un droit fondamental », comme l'affirme François Fillon, alors nous pouvons nous faire une idée de sa conception des attentes et des droits des Femmes. Voter peut être aussi notre réponse à chacun-e.

Eric Dumanchin, pour les élu-e-s écologistes de Rezé.

mardi 6 décembre 2016

Cimetières : de nouveaux jardins dans la Ville !

Comment appréhender la gestion du cimetière et sa place dans la Ville ?

Question délicate tant nos lieux de repos et de mémoire interpellent notre rapport à la mort. Sujet fortement sensible car indissociablement lié à la vie des habitants et à leur intimité.
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Photo / Reporterre. Le cimetière écologique de Souché, à Niort.

Dans une logique de revisite de ces lieux, on peut évoquer le cimetière naturel qui serait appréhendé comme un espace vert et qui permettrait de concilier gestion écologique et deuil des familles. Cette approche se retrouve dans de nombreux pays où la nature a autant sa place que la sépulture. Il s'agit dès lors de faire évoluer notre conception de ces lieux de deuil tels des espaces qui ont pour objectif à s'intégrer dans la Ville. Pour cela, il est nécessaire de les envisager comme de nouveaux jardins où la vie peut circuler, où les habitants peuvent se promener, dans un cadre où la nature a de nouveau sa place, tout en veillant à respecter leur vocation première d'être avant tout un lieu de mémoire et de recueillement. Et parce que ces lieux sont fortement sensibles pour nous tous, il est essentiel d'associer les Rezéens dans cette future démarche de revisite.

Ainsi, l'évolution vers des cimetières naturels contribuera à l'enrichissement de la trame verte urbaine, en faveur de notre biodiversité. Répondant aux demandes fortes des habitants pour plus de nature en ville, nos cimetières peuvent être de véritables îlots de nature dans la ville.

Eric Dumanchin pour les élu-e-s écologistes.

A lire : https://reporterre.net/Enfin-un-cimetiere-ecologique

lundi 5 décembre 2016

JARDIVERSITE, HORS LES MURS / Une synergie créative à la rencontre des Rezéens.

Si notre ville recense 176 hectares d'espaces verts, cela ne peut être le fruit du hasard. La nature gagne du terrain sur le territoire au travers de l’enthousiasme des habitants pour le jardinage. De ce fait, on ne peut qu’encourager ce mouvement dans le but d’un renforcement des corridors écologiques. Des réservoirs de nature qui s’étoffent et s’enrichissent en biodiversité, se reliant mutuellement par leurs extensions, offrent un accueil adapté à de nombreuses espèces.
Jardiversité - Ville de Rezé

Mais ce mouvement peut s’accompagner également par la dynamique tripartite portée par la Ville, les promoteurs et les bailleurs. Intégrer un volet « urbanisme végétalisé » au cœur des projets d’urbanisme et inciter les bailleurs sociaux à introduire des espaces à jardiner sont les clés d’un aménagement urbain durable.

Par ailleurs, d’autres démarches existent. Le projet des jardins partagés des Trois moulins est l’illustration de la démarche expérimentale qui peut émerger de partenariats divers. En l’occurrence, le concours concerté de l’entreprise Nature et Aliments et la collaboration pédagogique de l’association ECOS. La cohérence de la démarche est le fruit de la convergence des aspirations de chacun. Un bilan très positif du point de vue de la dynamique et de l’émulation crée ainsi que du lien social émergeant du projet.

Jardiversité, ouvert depuis le 8 octobre, nouveau jardin pédagogique de Rezé, peut être un outil ambitieux pour développer la nature en ville. Il offre la possibilité d’être un point de convergences pour les initiatives plurielles qui existent, éparses sur la commune.

Ainsi, dans le cadre de la Fabrique rezéenne, les élus écologistes proposent la mise en place d’un évènement, dont l’ancrage serait Jardiversité, fédérant l’ensemble des initiatives et expérimentations du territoire rezéen dans une logique de mutualisation. Au travers d’un parcours clairement identifié et signalé, les habitants et les différents acteurs associatifs et institutionnels trouveraient ainsi l’occasion de se rencontrer et d’échanger autour de la Ville nature. Cette mise en réseau, telle un maillage des initiatives, se ferait ainsi le pendant du maillage de la trame verte et bleue à développer à Rezé. Tout en promouvant le jardin pédagogique et son pôle ressources, la création d’un temps évènementiel « Jardiversité, hors les murs » offrirait aussi la possibilité de rendre visible les nombreux espaces de nature et d’expérimentation citoyenne, riches mais méconnus, en les connectant les uns aux autres dans le cadre de ce parcours découverte.

Dans un souci de service public, nous avons à cœur de révéler et de rendre accessible à tous à chacun les nombreux espaces verts. Il s’agit de montrer aux Rezéens la cohérence des initiatives locales et de fédérer ces dernières autour d’un évènement dans une logique de synergie créative.


Les élu-e-s écologistes de Rezé

vendredi 25 novembre 2016

Ciné-débat Alimenterre le 30 novembre à Rezé !

Festival ALIMENTERRE - Projection du film "La guerre des graines" le mercredi 30 novembre à 20h30 au Cinéma Saint-Paul à Rezé.

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Projection et débat autour du film documentaire "La guerre des graines" :

Julien Bouron et Marie-Isabelle Yapo y seront présents pour participer au débat qui suivra la projection du film. Nous vous y attendons nombreux-ses !

Au cinéma Sain-Paul

38 Rue Julien Douillard, 44400 Rezé

02 40 75 41 91


SYNOPSYS « La Guerre des Graines » de Stenka QUILLET et Clément MONTFORT / Production John Paul Lepers / 2014 / 52’ / VF

Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut-être plus le droit de ressemer leurs propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l’utilisation des semences agricoles. Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers détiennent déjà la moitié du marché des graines. La résistance paysanne s’organise malicieusement dans les campagnes. De l’Inde à Bruxelles, en passant par la France et la Norvège, enquête sur la guerre des graines, qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs et tous les habitants de la planète.

Regardez la bande annonce : http://www.festival-alimenterre.org...

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