M. le Maire, Chers collègues,

Les circonstances nationales qui ont été abordées dans le diaporama montrent une fois de plus le cynisme de nos dirigeants. Les collectivités locales doivent présenter un budget équilibré, et c’est NOR-MAL. Que le gouvernement se dispense de cet équilibre comptable est par contre inqualifiable. Il n’a pas le droit de faire peser ainsi sur les ménages et les élus futurs, des choix qui favorisent toujours les mêmes privilégiés au détriment des plus démunis. Les chiffres sont imparables : tous les indicateurs illustrent à la fois une augmentation de la richesse pour une partie de la population déjà riche, et une paupérisation à l’autre bout de l’échelle sociale. Nous dénonçons aussi l’incurie des têtes pensantes qui lancent des réformes à l’emporte-pièce sans en apprécier les effets pervers.
Dans ce contexte, force est de constater le principe de responsabilité qui caractérise notre communauté municipale, élus et services confondus. La ville est bien gérée - la Chambre Régionale des Comptes l’atteste – pour autant sans frilosité et sans renoncer à ce qui fait sens dans l’union de nos trois familles politiques : l’écoute des plus démunis et la recherche de solutions immédiates, la solidarité au sens large, la responsabilité vis-à-vis des générations futures, et l’animation quotidienne de notre espace communal.

De notre point de vue, les hypothèses avancées par les services sont sécurisantes car bien pesées, sans calcul démagogique qui confine au virtuel, comme nous y ont habituées trop souvent les annonces gouvernementales. De la même façon, nous saluons la méthode de bon sens qui consiste à adapter notre action à nos capacités de ressources, et nous partageons encore l’objectif de stabiliser les investissements. La responsabilité politique pratiquée dans notre commune doit perdurer : l’équipe en poste doit pouvoir assumer les dettes de ses projets, sans hypothéquer les choix des élus futurs. Dans ce domaine, la capacité de désendettement rezéenne est très honorable.

Nous notons qu’après deux années consécutives de hausse des taux de fiscalité locale, il n’est pas envisagé de nouvelle hausse pour le budget 2011. C’est une orientation que nous partageons là encore.

Je vous remercie de votre attention.