L’éducation d’un citoyen, au-delà de son instruction académique, est le socle de son intégration. La Ville, en complétant les activités scolaires orchestrées par l’Etat, répond ainsi à plusieurs enjeux sociétaux.

Un de ces enjeux est de mettre tout le monde sur un pied d’égalité, par une éducation commune dans des domaines variés. Cet investissement collectif doit permettre de compenser autant que possible le handicap éducatif des populations les moins favorisées, ce qui a une incidence sur leur santé, leur bien-être et leur insertion dans la vie sociale et professionnelle. Les études sociologiques récurrentes montrent en effet que les conditions de vie familiales favorisent ou au contraire freinent l’acquisition des savoirs dispensés pendant le temps scolaire. La motivation, les efforts déployés par certaines familles pour « s’en sortir » ne sont pas toujours suffisants pour compenser le manque de moyens utiles aux études (accès internet, lieu calme pour se concentrer, espace pour ranger ses affaires par exemple).

Un autre enjeu est d’assurer le « vivre ensemble » de qualité sur le territoire. Parce que l’éducation est un moteur des relations sociales, parce que c’est l’outil principal de compréhension et de partage de nos valeurs – justice, équité, solidarité, respect – la municipalité a intérêt à utiliser pleinement les marges de manœuvre possibles.
Comment ? D'abord, en articulant ses propositions avec les éducateurs naturels et institutionnels que sont les parents et les enseignants. Ensuite, en soutenant d'autres acteurs éducatifs tels que les associations, les CSC, les structures culturelles et sportives, etc. La municipalité a donc un rôle complémentaire a celui de l’Education Nationale en favorisant les pratiques qui ne sont pas répertoriées comme étant au cœur des apprentissages essentiels et fondamentaux (sport, musique, jardinage…) dans un esprit de découverte pour tous, de recherche d’équilibre et non de compétition.

Il s’agit également d’éduquer aux pratiques responsables et citoyennes, innovantes. Les nombreux champs de l’action municipale sont une opportunité pour la Ville de Rezé qui peut y mener une politique volontaire.

Par exemple, en sensibilisant les élèves :

  • à la culture : à l’occasion des Instants du Monde, la municipalité organise l’intervention d’artistes de grand talent et d’origines très diversifiées directement dans les écoles.
  • à la biodiversité : mise à disposition d’espaces et actions dans les écoles pour promouvoir le jardinage biologique, interventions d’acteurs reconnus lors d’évènements thématiques (semaine du Développement durable, semaine de la biodiversité)
  • à l’alimentation : plusieurs fois par an, au sein des restaurants scolaires, l’équipe de restauration propose des menus à thèmes qui permettent d’éveiller les enfants à la fois à des goûts et textures inhabituelles, mais aussi à la culture d’origine des mets proposés, en lien avec les équipes périscolaires ou enseignantes.
  • à la santé : les articulations avec les enseignements sont multiples, qu’il s’agisse de la relation à l’alimentation (et la prévention de l’obésité et des problèmes cardio-vasculaires), à l’hygiène de vie (sport, sommeil, prévention de l’alcoolisme), ou à la vie sexuelle (prévention des MST, du SIDA)…


Par ailleurs, des initiatives telles que Vis ta Ville auprès des collégiens et des lycéens viennent compléter l’action d’autres collectivités telles que le Conseil Régional et le Conseil Général, respectivement en charge des lycées et des collèges. Au travers des différentes animations et interventions des élus ou des agents de la ville, l’enjeu est bien que les jeunes s’approprient la globalité de la ville, de sa gestion, de ses circuits de décision, de sa démocratie, en prenant appui sur les préoccupations spécifiques à leur tranche d’âge, les préoccupations qui sont d’abord les leurs.

Bien qu’elle ne soit pas directement responsable des enseignements dispensés, la Ville, et ce n’est pas le moindre, est aussi responsable des locaux d’enseignement (élémentaire et maternelle), de leur entretien et d’une partie du personnel (ATSEM pour les maternelles, personnel péri-scolaire sur le temps du midi). Par ses investissements élevés et continus, par la qualité des équipements mis à disposition, la Ville pratique la pédagogie de l’action. Enseigner le respect se fait d’autant mieux dans des locaux propres et respectables. Prôner une alimentation équilibrée passe mieux avec la qualité des repas préparés par les équipes de la cuisine centrale. Et vanter les économies d’énergies prend d’abord appui sur les propres bâtiments de la mairie, dont les rénovations prennent systématiquement cette question en compte. La Mairie tente ainsi d’agir sur les comportements apportant sa part dans les exemples qui sont le lot quotidien des enfants. L’innovation (conseils d’enfants, pédibus ou cyclobus, installation de panneaux solaires ou d’éoliennes, correspondance avec l’étranger…par exemple) peut aussi susciter l’intérêt de nouvelles pratiques en rapport avec le développement durable.

Ainsi, il importe que l’éducation s’attache aux trois piliers du développement durable, par une ouverture sur les aspects environnementaux, sociaux et économiques qui contribuent à l’épanouissement des êtres humains.

De notre point de vue, l’Agenda 21 de Rezé est une déclinaison concrète et pédagogique de la politique municipale.

Par exemple, au sein de ce plan d’action est inscrit le Projet Educatif Local* qui agit pour l’éducation dans sa globalité (dans la lignée du Contrat Educatif Local). Un des axes majeurs de ce projet est l’organisation des temps scolaire et périscolaire. Il y est aussi question de la mise en oeuvre du Programme de Réussite Educative en direction des 2 à 16 ans (actions de prévention du décrochage scolaire, de prévention santé, soutien de projets humanitaires ou citoyens portés par les équipes pédagogiques...).