Les voeux de Didier au quartier Rezé Hôtel de Ville
Par Elus Verts de Rezé le vendredi 20 janvier 2012, 11:03 - La parole aux élus! - Lien permanent
Intervention du samedi 14 janvier 2012
Chers concitoyens, chers amis, M. le Maire, chers collègues,
C’est avec une grande impatience que j’attends ce moment chaque année. Vous savez comme j’aime cet exercice. J’ai un trac fou, je tremble… Je vous l’avais déjà dit l’année dernière, je n’ai absolument pas progressé depuis! Mais je vais quand même essayer de ne pas trop vous embêter, tout en survolant l’actualité du quartier….quartier dans un sens assez large puisque vous verrez que j’en repousse très largement les frontières.
Petit retour sur 2011
Le point le plus important est sans doute le travail du Conseil Consultatif de Quartier qui a répondu à une saisine sur l’isolement des personnes âgées. Le CCQ a élargi la question à toutes les tranches d’âge. Et il faut avouer qu’il l’a bien fait. Ce qui est notable, c’est que les propositions qui ont été émises, vos propositions, ont été mises en œuvre simplement, par vous-même. La mairie n’a été que le facilitateur de vos actions. Je rappelle pour mémoire le goûter organisé au Foyer de Jeunes Travailleurs, avec un groupe de jeunes musiciens, le voyage en minibus organisé au Parc de Maulévrier, la plaquette qui recense les numéros et services qu’il est important de garder en mémoire….Le CCQ a aussi visité les micro-quartiers, guidé par les plus anciens, et certains ont découvert des richesses insoupçonnées. Ils se sont rendus compte qu’ils ne connaissaient pas totalement leur quartier. 2011 a marqué malheureusement la fin de la boulangerie, dans des conditions plutôt brutales. C’est un lieu de rencontres important qui disparaît, et je pense que nous ne reverrons pas de boulangerie ici avant un certain moment.
Par contre, c’est juste au-delà des limites du quartier de l’autre côté de la voie ferrée, il y a le XV bar. Et oui, 2011 c’était aussi l’année de la coupe du monde de rugby. Je vous engage à vous y rendre dans ce bar, où les passionnés rendent l’ambiance très conviviale, chaude, et même bouillante. C’est une opportunité pour faire des rencontres avec des habitants du quartier et au-delà. J’étends maintenant le quartier jusqu’au Moyen Orient, car 2011 a aussi été l’année où les Palestiniens ont effectué des démarches pour se faire reconnaître par l’ONU et l’UNESCO. Si la première a échoué, la deuxième a réussi et ouvre des perspectives encourageantes pour atteindre la Paix. En ce moment précis, j’ai une pensée particulière pour nos amis d’Abu Dis et tous les Palestiniens.
Qu’est-ce qui nous attend pour 2012 ?
D’abord, la nouvelle édition de Rezé Les Couleurs. Je ne sais pas si 1, 2, 3 nous irons au bois, mais je sais que 10, 11, 12 nous serons tous ROUGES !

Je ne peux que vous inciter à vous habiller de rouge et vous engager à rejoindre la marée qui va submerger le quartier. Nous aurons l’aide de plasticiens dont le projet a séduit le jury qui l’a examiné. 2012 sera aussi le renouvellement du CCQ. Nous avons tiré le bilan du précédent, mais d’ores et déjà, un groupe d’habitants renouvelle l’idée du goûter de l’année dernière et vous avez rendez-vous le dimanche 4 mars au CEPAL, pour une après-midi conviviale, avec des musiciens encore. Nous devrions voir émerger le pôle universitaire piloté par la région aux Bourderies, ainsi que le Centre d’Interprétation et d’Animation du Patrimoine, M. le Maire reviendra sans doute sur ces deux projets d’envergure. Pour resserrer les relations, pour mieux vivre votre quartier, je profite de ces vœux pour vous rappeler que les quatre instances collectives qui existent sur le quartier sont prêtes à vous accueillir : le CCQ bien sûr, n’hésitez pas à candidater pour le prochain cycle, mais aussi le CSC Loire & Seil, l’Amicale laïque du CEPAL, et Les Amis de Rezé.
Mais 2012 c’est aussi une année d’élection électorale…. ;-) Et avant de céder la parole à M. le Maire, permettez moi une petite allégorie :
C’est l’histoire d’une petite île au milieu de l’océan, peuplée de souris. L’île leur apportait tout : elle les nourrissait, et leur offrait la quiétude de ses paysages.
L’été, les souris passaient leur temps à grignoter, se baladaient, et le soir se racontaient des histoires en regardant les étoiles du ciel, allongées sur les rochers chauds.

L’hiver par contre, elles devaient s’abriter dans des grottes : elles avaient froid, elles avaient peur et ne pouvaient sortir sous peine d’être balayées par les vents violents. Lors d’une accalmie, Justine alla chercher de quoi manger. Elle aperçut alors une lueur au creux d’une faille.

Elle arriva à extraire une pierre qui étincelait de mille feux, et la ramena chez elle. Non seulement la pierre illuminait sa grotte, mais elle répandait aussi une douce chaleur. Toutes les souris auraient bien voulu avoir une pierre identique.
C’est alors que Barnabé, le sage de la peuplade leur dit : « Mes amies, n’oubliez jamais ceci. Ces merveilleuses pierres de feu appartiennent à la terre. Nous ne pouvons pas les lui prendre sans lui donner quelque chose en retour. »

Ce moment précis de l’histoire est un carrefour, avec deux options. Soit l’histoire se termine mal, soit elle finit bien.
Prenons d’abord le premier chemin :
N’écoutant pas le sage, toutes les souris foncèrent chercher une pierre de feu.

Elles s’épiaient les unes les autres, se guettant avec jalousie pour savoir qui déterrerait la plus grosse. Une nuit, une souris alla seule à la caverne, déterra un maximum de pierres de feu qu’elle rapporta chez elle. Le lendemain, elle s’adressa aux autres souris, les raillant, les humiliant, et bombant le torse au-dessus de sa richesse.
Dès lors, toutes les souris rendues folles, se précipitèrent, creusèrent et creusèrent encore le rocher pour extraire toujours plus de pépites.
Lors d’une tempête suivante, une vague plus forte que les autres finit par submerger l’île très affaiblie, qui s’effondra. Fin tragique de l’histoire.

Revenons au carrefour. Rappelez-vous les propos de Barnabé : « Mes amies, n’oubliez jamais ceci. Ces merveilleuses pierres de feu appartiennent à la terre. Nous ne pouvons pas les lui prendre sans lui donner quelque chose en retour".
Justine réfléchit et se dit qu'elle allait rendre une pierre à la terre. Elle chercha un très beau galet poli par la mer et passa des jours à graver un magnifique soleil dessus.

Puis elle rapporta exactement à la place où elle avait trouvé la pierre de feu. Dès lors toutes les souris allèrent se choisir une pierre de feu puis se mirent en quête de galets qu'elles gravèrent, ou peignirent ou décorèrent avec des fleurs, de la mousse, des algues.
Ainsi naquirent des magnifiques oeuvres d'art, qu'elles placèrent chacune à l'endroit précis où elles avaient déterré leur pierre de feu. A partir de ce jour, les hivers furent beaucoup moins longs. Les souris se donnaient rendez-vous chez l’une d’entre elles, et se racontaient des histoires, elles n’avaient plus peur.

Après les tempêtes, elles organisaient une commémoration pour remercier la terre au moyen d’une grande procession annuelle.

Pour 2012, je vous souhaite donc d’abord de prendre la voie qui finit bien lorsque nous serons au fameux carrefour. Et je vous souhaite que vous puissiez percevoir autant de pierres de feu dans le cœur de vos rencontres, et que vous tendiez les galets décorés de votre propre cœur en échange.
Je vous remercie.