M. le Maire, Chers collègues,
La présentation qui nous a été faite par notre collègue prouve une fois de
plus la difficulté de plus en plus complexe à avoir une visibilité sur notre
avenir. Le gouvernement, malgré sa communication outrancière, continue de
creuser les déficits publics. Il compte aujourd’hui sur les collectivités
locales, souvent gérées de façon très responsables, pour éponger sa faillite.
Au nom de quoi, alors que nous n’avons pas du tout les mêmes considérations
quant à la responsabilité publique, devrions nous restreindre nos services à la
population et nos projets ? Les ministres défilent dans les médias pour
nous expliquer tour à tour que les collectivités locales sont dispendieuses,
qu’elles ont trop embauché, qu’elles ne sont pas assez solidaires. De qui se
moque-t-on ? La solidarité s’applique d’abord en ne faisant pas porter par
d’autres les effets de ses propres errements. L’UMP et ses alliés ont fait des
choix : ceux de sans cesse profiter de leur pouvoir total pour satisfaire
leur électorat, au mépris de la justice sociale.
Or le monde bouge vite, très vite, et de façon non linéaire. Il devient
maintenant évident pour un nombre croissant de nos concitoyens, vous aussi
j’espère, que le changement climatique n’est pas une lubie des écologistes.
C’est une triste réalité. Certes, il y a l’augmentation lente et régulière de
la température à l’échelle de la planète. Elle provoque des effets locaux
soudains, imprévisibles et assez universels : les soubresauts du climat
déclenchent un peu partout sur le globe des tornades, des cyclones, des
tempêtes en tout genre, à des dates et sous des formes qui ne cessent de nous
surprendre. D’ailleurs, j’espère que la coupole qui nous surplombe va au moins
tenir jusqu’à la fin de ce Conseil. Quelques morceaux de la toiture se sont en
effet senti pousser des ailes pendant la nuit dernière.